THE CANADIAN PRESS P.K. Subban

C’était l’heure du dîner quand mon téléphone a sonné. À l’autre bout du fil, un ami bien informé sur le monde sportif m’a lancé: «Tiens-toi bien, P.K. Subban vient d’être échangé par le Canadien. Ça va chauffer à Montréal!»

Ébranlé, je me suis mis à chercher une confirmation de cette mauvaise nouvelle. Quelques instants plus tard, la nouvelle de la transaction envoyant notre flamboyant numéro 76 à Nashville contre de Shea Weber s’est propagée comme une traînée de poudre au Québec et dans le reste de l’Amérique du Nord.

Au même moment, l’aînée de mes filles, qui a senti mon désarroi, m’a alors demandé ce qui se passait. Quand je lui ai annoncé la bombe médiatique, du tac au tac, elle a hurlé sa tristesse: «Je n’aime plus le Canadien!»

Je ne vais pas usurper le rôle du spécialiste de hockey pour mettre en doute le sacrifice de P.K. Subban par Marc Bergevin, ni d’ailleurs m’apprêter au jeu des comparaisons entre les défenseurs impliqués dans cet échange crève-cœur, car les deux se valent, même s’il y a matière à discussion sur leurs âges et la longueur de leurs contrats respectifs.

Je ne vais pas non plus me faire passer pour un spécialiste des plafonds salariaux de la LNH pour peser les pour et contre des contrats troqués.

Et pour cause, la décision «audacieuse» de Marc Bergevin, quelles que soient ses raisons réelles, a déclenché une onde de choc aux effets incommensurables à court, moyen et long termes.

En effet, P.K. Subban est un joueur spécial qui déclenche les passions chez ses partisans, surtout les jeunes. Il a démontré une implication sans bornes dans sa communauté, a toujours excellé quand ça comptait et a été spectaculaire sur et en dehors de la patinoire.

Justement, quels que soient les prochains rendements de Shea Weber avec le Canadien, ou celui de P.K. Subban chez les Predators, le coup d’éclat de Marc Bergevin pèsera longtemps à Montréal, car il a ébranlé un nombre incroyable de partisans des Glorieux.

Marc Bergevin a mis sa tête sur le billot pour aspirer aux grands honneurs. Tout le Québec l’aura à l’œil désormais. Il n’a donc plus aucune marge de manœuvre: gagner rapidement une coupe Stanley ou quitter Montréal la queue entre les jambes.

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