C’est maintenant officiel : je n’aurai pas trouvé le père de mes futurs enfants avant mes 30 ans! Dans quelques heures, je dirai adieu à ma vingtaine et, étonnamment, je suis presque zen…

À l’aube de la trentaine, c’est comme si l’énorme pression qui pesait sur mes épaules depuis 10 ans s’était évaporée. Pour une des premières fois de ma vie, je me dis : «Ça arrivera quand ça arrivera!» Et je le pense vraiment!

C’est qu’on se met tellement de pression quand on a 20 ans! Je l’ai déjà dit dans de précédentes chroniques, mais je le répète : la société – et nous-même, faut bien l’avouer! –, nous nous construisons un plan de vie prévoyant qu’à 30 ans, nous devrions avoir un chum, un condo et un bébé en route.

J’ai bien réalisé que, dans la plupart des cas, ça ne se passe pas comme ça, mais malgré tout, on continue à se dire que c’est comme ça que notre vie devrait se dérouler. C’est pour cette raison que je suis bien contente de passer très prochainement le cap de la trentaine, car je vais pouvoir enfin faire un pied de nez à tout ce «plan parfait» et me plonger véritablement dans l’état «c’est quand on s’y attend le moins qu’on fait des rencontres intéressantes».

Après 30 ans, que tu rencontres l’homme de ta vie à 31, à 34 ou à 36, ça ne change rien. T’as passé le fameux cap des 30 ans et t’as encore quelques belles années avant que tes ovaires ferment boutique. Plus de stress, donc, avec le fameux chiffre 30, le prochain numéro épeurant est 40!

Si dans la vingtaine, t’as essayé toutes sortes de trucs pour trouver l’âme sœur et que cela n’a pas fonctionné, eh bien, dis-toi que dans la trentaine, t’as pas vraiment le choix de laisser faire le destin, parce qu’il n’existe pas 30 000 solutions pour rencontrer l’amour, et t’as déjà donné!

Passé l’âge vénérable de 30 ans, j’ai également l’impression que mes critères de sélection vont être un peu moins élevés envers la gent masculine. Après avoir passé presque toute ma vingtaine à chercher le prince charmant, je me rends finalement bien compte qu’il n’existe pas!

À 20 ans, on vit beaucoup de déceptions amoureuses, alors je crois que, dans la trentaine, il faut apprendre à panser ses blessures, car si on ne le fait pas, on aura constamment peur de se faire blesser à nouveau, et on ne laissera jamais personne entrer dans notre jardin secret. C’est donc le temps de se regarder le nombril un peu. C’est pas zen ça, comme façon de penser?

Est-ce que ma trentaine sera l’âge de la sagesse amoureuse? Je ne le sais pas encore, mais je peux vous dire que, dans ma vingtaine, j’ai eu très peu de résultats concluants, alors je me mets maintenant en mode de «non recherche» pour les10 prochaines années, avec une attitude positive et ouverte. On verra bien ce que ça donnera!

Pour joindre notre chroniqueuse : juliette@journalmetro.com

– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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