Le réchauffement climatique fait monter le niveau des océans en provoquant la fonte des calottes glaciaires et en élevant la température des océans.

On parle beaucoup depuis la réélection de Barak Obama du précipice fiscal, soit les hausses d’impôts importantes et les coupures drastiques des programmes sociaux fédéraux si le président Barack Obama ne trouve pas d’accord avec l’opposition républicaine sur la réduction du déficit gargantuesque des États-Unis.

Or, il existe un autre précipice qui se dresse devant nous et il s’agit du précipice climatique.

Depuis maintenant trois ans, le Programme des Nations Unies pour l’Envrionnement (PNUE) publie son « Rapport sur l’écart entre les besoins et les perspectives en matière de réduction d’émissions« . Pour dire les choses autrement, l’UNEP nous informe chaque année du fossé qui sépare nos paroles de nos actions.

En 2009, à Copenhague, les pays présents incluant le Canada, les États-Unis et la Chine, ont pris l’engagement de prévenir une augmentation des températures de 2o degrés Celcius. Pour atteindre cet engagement, il faudrait que les émissions planétaires en 2020 soit de l’ordre de 44 milliards de tonnes de CO2 équivalent (l’ensemble des gaz à effet de serre pris dans leur ensemble). Pourtant aujourd’hui nous sommes davantage sur une trajectoire de 56 milliards de tonnes de CO2 équivalent.

Dans l’état actuel des choses, plusieurs études récentes, dont l’une de la Banque Mondiale, prévoient que l’on se dirige vers un monde où les températures moyennes seraient deux fois supérieures à la température que les pays se sont fixés à Copenhague, soit autour de 4o Celcius.

Pour éviter d’atteindre ce précipice, il faut sortir le carbone, ou décarboniser, nos économies à un rythme beaucoup plus important que celui que nous connaissons depuis les dernières décennies. Dans les faits, plus une économie se modernise, moins elle pollue. Le problème est qu’au cours des quarante dernières années, le taux de décarbonisation de l’économie mondiale à été de l’ordre de 1 % par année, alors que pour éviter le précipice climatique, il devrait être six fois plus rapide.

Aux adeptes de la main invisible, le rapport de l’ONU, et bien d’autres, rappel que l’heure est à l’action et non au laisser-faire.

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