AP

Je vais faire lundi un petit rappel de la question du Fonds vert de l’ONU.

Il est important de souligner que la question du financement est devenue l’un des enjeux clés des négociations sur les changements climatiques. D’une part parce que les besoins des pays en voie de développements en matière d’adaptation aux changements climatiques se font de plus en plus criants, mais aussi parce que les pays riches ont promis beaucoup par le passé, mais, hélas, n’ont pas été à la hauteur en terme d’accomplissements.

Au-delà du fait qu’une partie du financement constitue de l’argent recyclé, mais aussi que plus de la moitié représente des prêts, l’autre enjeu important à considérer est le ratio entre les sommes investies dans la réduction des émissions de GES dans les pays en voie de développement d’une part, et, d’autre part, les investissements nécessaires pour permettre à ces pays de s’adapter aux impacts changements climatiques.

Le bilan de la première période du Fonds vert sur le climat nous apprend que seulement 20% des sommes disponibles sont allées vers des actions visant l’adaptation.

Il y a quand même quelque chose de très ironique dans le fait que les pays industrialisés insistent tant sur la réduction des émissions de GES des pays en voie de développement alors que plusieurs d’entre eux (Japon, États-Unis, Canada, etc) se sont montrés peu enclin à réduire leurs propres émissions…

Autre élément inquiétant pour le Fonds: au-delà de la période 2010-2012, rien n’est actuellement prévu. Les pays donateurs ont bien réitéré à plusieurs reprises leurs intentions de continuer d’aller de l’avant, mais à moins d’une décision, et d’un engagement ferme dès cette année, le Fonds sera à sec à partir de l’an prochain.

Vous allez me dire qu’en période de ralentissement économique et au moment où l’Union européenne vit une crise financière importante, l’heure est plutôt mal choisie pour demander des fonds supplémentaires de la part des pays riches.

J’aurais moins de difficulté à accepter cet argument si ce n’était du fait qu’encore cette année, les subventions et aides diverses aux combustibles fossiles dépassent les 700G$. Pour le Canada, c’est plus de 2G$ par année qui vont dans les poches des pétrolières, sans compter les subventions pour le charbon et le gaz naturel.

Il faut ajouter à cette somme les 700G$ qui ont été mobilisés par les gouvernements afin de sauver de la faillite des voleurs en complets des banques et autres GM de ce monde en 2008-2009? Et finalement mon préféré: les 1, 7 billions de dollars dépensés dans le secteur militaire, à chaque année.

De l’argent, il y en a pas mal plus que de la volonté politque!

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