Québec a annoncé lundi dernier que des études d'ingénierie seront réalisées au cours des 18 prochains mois dans le but d'améliorer la desserte du train de l'Ouest.

Le mouvement citoyen Train de l’Ouest, piloté par Clifford Lincoln, un ancien ministre québécois de l’environnement,  exige de nouvelles voies ferrées sur la ligne de train Montréal-Vaudreuil, et ce, avant la fin de 2014. Ce service ferroviaire amélioré aiderait à alléger la situation difficile qu’entraînera la réfection de l’échangeur Turcot. De très importants travaux sur l’échangeur Turcot débuteront en 2013 pour se poursuivre jusqu’en 2017.

De son côté, le ministre des Transports, Sam Hamad, propose 2015 ou 2016 pour le service ferroviaire amélioré. C’est donc deux ou trois ans de congestion routière possiblement infernale que le ministère des Transports propose à ceux qui font la navette entre l’ouest de l’île et le centre-ville. Pourtant, la congestion routière atteint déjà des proportions difficilement tolérables. Cela coûte cher à l’économie de la région : près d’un milliard de dollars par année.

Pour la liaison entre le centre-ville et Vaudreuil, les projets de l’Agence métropolitaine de transport (AMT) impressionnent : une fois les travaux terminés, le train offrirait 86 départs dans les deux directions, plutôt que 26 en ce moment. Les trains s’arrêteraient aux gares toutes les 12 minutes pendant les heures de pointe et toutes les 30 minutes en période hors pointe.

Outre l’évitement d’une congestion routière monstre, nous avons une autre bonne raison d’agir rapidement dans la mise en place de cette desserte ferroviaire améliorée. En effet, le gouvernement du Québec a pris l’engagement de réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020.  Et, faut-il le rappeler, 2020, c’est dans neuf petites années!

Le transport routier compte pour au moins 50 % des émissions de GES dans la grande région de Montréal. La mise en service, dans les meilleurs délais, d’une liaison ferroviaire Montréal-Vaudreuil améliorée constitue une occasion en or d’atteindre l’objectif de réduction des GES. Comme on dit : «Faudrait pas manquer l’bateau»!        

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