Absent depuis le début de la saison en raison d’une blessure aux ischiojambiers subie durant le camp d’entraînement, Patrice Bernier a pu accumuler ses premières minutes de jeu samedi dernier, à Seattle.

Fier compétiteur, le Brossardois n’était pas peu soulagé de renouer avec l’action.

«Sur le plan personnel, ça fait du bien de retrouver les sensations de match, l’ambiance d’un stade, l’adrénaline, assurait Bernier après l’entraînement d’hier, au Stade olympique. Ça permet de voir où se situe ton niveau de forme.»

En bon vétéran, Bernier sait qu’il ne sert à rien de précipiter un retour au jeu, surtout quand la profondeur de l’équipe le permet.

«Nous avons déjà quelques blessés en ce début de championnat, et l’équipe performe tout de même bien, rien ne presse. Nous avons une belle profondeur, ce qui donne une bonne marge de manœuvre à l’entraîneur.»

Après avoir rongé son frein une bonne partie de la saison dernière, boycotté par Frank Klopas, le numéro 8 a vécu une renaissance avec l’arrivée de Mauro Biello, pour terminer l’année 2015 en force. Bien sûr, il aurait préféré poursuivre sur cette lancée en ce début de saison, mais Bernier reste positif.

«On ne veut jamais commencer une saison de la sorte. Après cinq semaines sur le carreau, on repart à zéro. Ce sont les dures réalités du football, mais je le prends comme un défi : je veux revenir au niveau de l’an dernier rapidement.»

«On réalise ce qu’on a accompli l’an dernier, on sait qu’on n’est pas loin. Ce groupe a une sensation d’inachevé.» – Patrice Bernier

La fin de saison 2015 de l’Impact a révélé tout le potentiel de ce groupe, autour duquel flotte une belle confiance qui se mêle à un certain sentiment d’urgence. Le capitaine montréalais le résume parfaitement.

«Je suis dans mes dernières années. Je ne peux pas me permettre d’avoir une vision à moyen terme du succès. Je veux gagner maintenant et laisser un héritage gagnant. Avec ce groupe, on a une belle opportunité et on ne veut pas avoir de regrets. On est dans le présent et on sait qu’on est de plus en plus redoutés dans cette ligue. On veut accomplir quelque chose de spécial.»

Bien qu’elle ait probablement coûté quelques points au classement, Bernier est d’avis que l’absence de Didier Drogba en début de saison a peut-être été un mal pour un bien.

«Ç’a été un bon test pour notre caractère. Il y a beaucoup de gens qui doutaient de nos capacités à bien faire sans Drogba. Je crois qu’on a su montrer la fibre de cette équipe et que les bases sont solides, peu importe qui est dans l’effectif.»

Ce samedi, à 16 h, l’Impact reçoit au Stade olympique son tombeur des séries 2015, le Crew de Columbus, dans un affrontement aux arômes de revanche.

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