Bien malin qui peut prévoir ce que 2013 nous réserve. L’année qui se termine nous a d’ailleurs rappelé une leçon bien souvent citée mais trop souvent oubliée : six mois en politique, c’est une éternité. À l’amorce de 2012,  il aurait été bien difficile de prédire que Pauline Marois terminerait l’année comme première ministre. Si les prévisions sont hasardeuses, il y a quand même certaines certitudes. La plus évidente étant que la nouvelle année en sera une de renouveau.

Du renouveau, il y en aura pour les libéraux. Que ce soit au fédéral, au Québec ou en Ontario, les rouges devront se trouver de nouveaux chefs. Les remplaçants de Michael Ignatieff, de Jean Charest et de Dalton McGuinty auront tous le même défi, celui de renouveler l’offre de leur formation politique afin de reconquérir ou de conserver le pouvoir.

Dans le cas de l’Ontario, la nomination d’un nouveau chef pourrait aussi venir modifier la dynamique. En effet, si la tendance se maintient, il se pourrait bien que les voisins du Québec aient aussi leur première femme première ministre. Un événement d’importance qui permettrait peut-être d’atteindre la parité hommes-femmes chez les premiers ministres au Canada. Bien souvent, on a dit qu’un nombre critique de femmes changerait la donne; 2013 pourrait bien être l’occasion de vérifier si c’est le cas.

Au Québec, le renouveau pourrait venir dans la foulée du 3 novembre. Un moment critique qui permettra à tous les citoyens du Québec de choisir leurs élus municipaux. Une étape charnière qui nous permettra de mesurer si le cynisme l’aura emporté sur la volonté de passer à l’autre étape de la Commission Charbonneau, celle de la mobilisation pour une nouvelle gouvernance municipale. Le succès se mesurera par le taux de participation et le nombre de candidats qui décideront de mettre leur face sur le poteau.

Avec la disparition du PRO des Lavallois et les difficultés d’Union Montréal, il est d’ores et déjà possible de dire qu’il y aura des changements majeurs : deux des trois plus grandes villes du Québec changeront de direction.

Pour le gouvernement du Québec, il est peu probable qu’il y ait des élections en 2013. À moins que toutes les planètes s’alignent. Cependant, le renouveau devra venir de Pauline Marois, qui ne pourra se permettre de tergiverser sur chacune des décisions d’importance. Elle devra trouver son style, qui est pour l’instant chaotique.

Et tout cela se déroulera avec la Commission Charbonneau en toile de fond. La juge Charbonneau et son équipe devront poursuivre leur mandat en s’assurant de relier tous les points, de manière qu’on puisse voir le portrait global et ainsi poser le diagnostic qui s’impose afin de passer à l’étape des recommandations.

Du renouveau, collectivement, nous en avons grand besoin. Et sur un plan plus personnel, pourquoi ne pas se souhaiter une année stimulante, empreinte de santé et de bonheur!

Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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