Je ne veux pas être aussi paranoïaque que l’aile péquiste pro-Duceppe, mais j’en conviens que les révélations sur des «pratiques douteuses» de l’ex-leader du Bloc québécois arrivent dans le débat dans un timing presque parfait, pour éviter ce qui pouvait être le dernier clou au cercueil de Pauline Marois.

Mais, si pour certains Gilles Duceppe aurait été sacrifié à l’autel des luttes intestines à l’intérieur du PQ, d’autres voient un complot plus important de fédéralistes qui voudraient «assassiner politiquement» la seule figure populaire du mouvement souverainiste au Québec.

De deux choses l’une, ce qui est certain dans toute cette saga, c’est que M. Duceppe en sort terriblement amoché au point de ne même pas pouvoir «envisager un retour en politique active». En effet dans une déclaration écrite le leader souverainiste dit vouloir se consacrer entièrement à défendre son intégrité et à rétablir sa réputation.

Quelques jours avant ce «mini scandale» lié à l’utilisation des fonds du parlement pour payer le directeur général de son parti révélé dans le quotidien La Presse, je demandais ouvertement à mon émission du matin sur CPAM s’il n’y avait personne pour dire à Gilles Duceppe que son attitude était suicidaire. Il avait une fois de plus surestimé ses appuis à l’intérieur du parti, malgré les vents contraires qui soufflaient sur le leadership de Pauline Marois.

Apparemment il y avait toute une cabale qui se préparait à l’occasion de la prochaine assemblée pour dénoncer la trahison de Duceppe. Celui qui ne s’est pas encore complètement remis de la débâcle de son parti aux dernières élections fédérales a failli devenir celui qui aurait provoqué l’éclatement final du parti de René Lévesque.

Ce nouvel échec de Gilles Duceppe dans une tentative de diriger le PQ donnera certainement la chance à Pauline Marois de sauver sa mise, mais plus important encore je crois que cela devrait faire taire certaines ambitions démesurées et mettre finalement le cap sur les élections qui arrivent peut-être au printemps.

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