Les Américains sont allés aux urnes mardi en très grand nombre et après une soirée électorale riche en émotions, ils ont choisi de donner une deuxième chance au président Barack Obama. La donne n’a pas beaucoup changé avec cette victoire à l’arraché. Les républicains maintiennent la main mise sur la chambre des représentants et ne comptent pas lui rendre la vie plus facile.

Avec cette deuxième chance, Barack Obama, s’il souhaite passer à l’histoire, ne peut se permettre de continuer sur la même voie. Obama devra agir rapidement pour tenter d’établir son autorité dans le processus politique et devra se presser pour faire avancer les dossiers qui lui tiennent à cœur. Comme le disait Rahm Emmanuel, «les premiers 14 mois d’un mandat sont productifs, ainsi que les derniers mais dans le milieu, on s’affaisse un peu». Obama ne peut pas se permettre de laisser les 14 premiers mois passer sans que rien ne s’accomplisse.

Il est vrai que l’homme qui est monté sur scène tôt ce mercredi matin est très différent de celui qui était monté sur scène à Hyde Park en 2008. Il ne se fait pas d’illusion, il vient de passer les dernières quatre années à faire ses classes sur les réalités de Washington et il sait que les Républicains vont encore tenter de lui mettre des bâtons dans les roues. Dans son discours mercredi matin, Obama a affirmé qu’il souhaitait une meilleure entente entre les partis à Washington, mais il a précisé que si cette nouvelle entente devait se faire au prix de l’aide financière pour les étudiants, sa réforme des soins de santé, ou Medicaid, ce serait trop cher payé.

Le résultat des élections de mardi soir pourraient occasionner une remise en question de l’orientation du parti républicain. Les modérés espéraient que le parti allait se rendre compte que les politiques trop conservatrices auxquelles Romney s’étaient identifié lors de la primaire avaient précipité sa défaite dans les élections générales. De leur côté, les partisans du Tea party maintiennent que le virage vers le centre qu’a pris Romney pour les élections générales, dans un effort de gagner les électeurs indépendants, lui a coûté la victoire. Dans son discours mardi soir, Romney n’a pas parlé des défis qui se posaient au parti républicain.

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