Lien Kyrre/The Associated Press

Avant même que la justice ne prononce son verdict, des dizaines de milliers de Norvégiens ont célébré sous la pluie, jeudi,  la victoire des «Enfants de l’arc-en-ciel» sur l’assassin d’Utoya. Ils ont marché des kilomètres pour se rendre devant le palais de justice et déposer un tapis de roses rouges et blanches sur les marches et les barrières métalliques.

Enfants de l’arc-en-ciel est une chanson de Lillebjorn Nilsen, très populaire en Norvège malgré le fait qu’elle soit datée des années 1970. Anders Breivik, le tueur d’Utoya, l’avait évoqué devant le tribunal la semaine dernière, pour illustrer le lavage de cerveau dont sont victimes les jeunes Norvégiens. Selon lui, «les marxistes culturels» qui ont infiltré les écoles du pays veulent affaiblir la société norvégienne.

Cette manifestation, qui s’est tenue à quelques mètres de l’endroit où témoignaient des victimes de l’attentat d’Oslo, a eu des échos sur les réseaux sociaux. Et comme une traînée de poudre, les rues d’autres grandes villes du pays ont été envahies par des manifestants qui chantaient aussi  les «Enfants de l’arc-en-ciel».

La tuerie du 22 juillet 2011 avait fait 77 morts en Norvège, dont 69 sous les balles de Breivik qui avait ouvert le feu sur des centaines de jeunes travaillistes réunis pour un camp d’été sur l’île d’Utoya, près d’Oslo.  Il avait auparavant placé une bombe près du siège du gouvernement dans la capitale norvégienne, faisant 8 autres morts. Un geste visant à prévenir une «invasion musulmane», disait Breivik  dans son délire.

«Nous allons vivre ensemble, chaque sœur, chaque frère, toi et moi, jeunes enfants de l’arc-en-ciel»… Voilà les mots qui ont fait rougir la face du diable par une belle journée de printemps.

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