Brandon Tinianov .

Un vélo cargo en bambou, des boites urbaines pour partager des objets ou recevoir des colis ou même du mobilier urbain WiFi permettant de recharger son cellulaire grâce à l’énergie solaire. Tels sont quelques-uns des projets qui seront peaufinés à l’Éco2Fest, un événement qui se tient au parc Jarry du 9 au 14 août, dans le cadre de la foire ÉcoSphère. Voici trois innovations qui ont retenu notre intérêt.

Vélos en bambou. «Le bambou est une matière végétale recyclable qui est utilisée pour la fabrication de cadres de vélo depuis plus de 100 ans. Il a la solidité de l’acier et le poids de la fibre de carbone. En plus, c’est une plante qui fixe bien plus de CO2 que les arbres et libère 30% d’oxygène de plus», affirme Marc-André Léger, chargé de cours à l’Université Concordia et passionné de vélo. À la place de soudure, il compte utiliser un mélange de chanvre et de résine d’époxy issu des papetières. «Par la suite, le plan du vélo cargo qui sera construit sera disponible en Open Source sur la page Montréal BambooCycle. Une version en pièces détachées et un vélo assemblé, prêt à utiliser seront aussi offerts par une entreprise d’économie sociale du quartier Hochelaga qui souhaite créer des emplois au Québec», ajoute-t-il.

Matrioshka

Matrioshka. Un bureau de rue à plusieurs branches offrant le WiFi et l’électricité grâce à un système de panneaux solaires ou d’éoliennes. «Les citadins pourraient, ainsi, s’emparer de Matrioshka durant leur temps libre, de travail ou pour organiser des réunions extérieures. Matrioshka est également emblématique des nouveaux modèles de microproduction énergétique et se veut adaptable à différents écosystèmes urbains, pour y transformer les pratiques d’occupation de l’espace public», indiquent les concepteurs qui œuvrent au sein de Quatorze, un collectif multidisciplinaire spécialisé en design et en architecture. Ces derniers seront à Montréal pour «rencontrer des partenaires et des citoyens afin de finaliser le design d’un deuxième prototype plus léger et facile à déployer», indique Romain Minod, membre du collectif.

3 projets écolos bwat

Projet bwat. Il s’agit de boites («bwat» en phonétique) de partage en libre-service qui seraient installées dans des ruelles. «La plupart des ménages montréalais collectionnent les mêmes objets sous-utilisés, ce qui amène à une réflexion sur la possession d’objets et d’outils», souligne la Soder, l’organisme derrière le projet. «Comme une ruelle compte en moyenne une centaine de riverains et qu’on y trouve généralement un potentiel immense de mobilisation, il y aurait moyen de partager par exemple une tondeuse, des outils, des bâtons de hockey ou des skis de fond», illustre Mikael St-Pierre, urbaniste et directeur adjoint de la Soder. À l’Éco2fest l’organisme veut peaufiner un squelette de boite et partager ensuite les plans pour que les boites soient ensuite reproductibles dans un FabLab (laboratoire de fabrication), grâce à une imprimante 3D. Ne resterait alors qu’à ajouter des cloisons pour que la boite soit opérationnelle.

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