Mathias Marchal La Miirai de Toyota roule pour l'instant uniquement au Japon, dans quelques États américains et une demi douzaine de pays européens.

Quatre stations multicarburants verront graduellement le jour au Québec entre 2018 et 2020, dont une à Montréal, a annoncé lundi le gouvernement du Québec.

Ces stations qui seront aussi installées dans la région de Québec, en Estrie et en Outaouais offriront sur un même site hydrogène, propane, gaz naturel, électricité, diésel, biocarburants et essence afin de pouvoir recharger tous les types de véhicules qui seront sur le marché.

«Afin d’engager le Québec dans la transition énergétique, nous devons tirer profit de la diversité de l’offre énergétique québécoise et faciliter l’accès des consommateurs à ces sources d’énergie plus propre», a déclaré lundi Pierre Arcand, ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles du Québec.

Un comité technique devra établir les contraintes de la création de ces stations afin de pouvoir assurer de façon sécuritaire la cohabitation de tels carburants. Le comité comprend les principaux partenaires du projet, soit la Coop fédérée qui détient 185 stations services, Toyota Canada qui a commencé à vendre un véhicule roulant à l’hydrogène aux États-Unis, ainsi que Air Liquide qui fabrique de l’hydrogène, Hydro-Québec et Gaz Métro.

«Le transport représente 43%des gaz à effet de serre au Québec», a souligné Sophie Brochu, présidente-directrice général de Gaz Métro. Elle a rappelé les objectifs de son entreprise, soit faire en sorte que 15% des 60 000 véhicules lourds du Québec roulent au gaz naturel. Ces derniers ne représentent que 3% des véhicules roulant sur les routes du Québec alors qu’ils émettent 28% des GES du secteur des transports».

Ce projet de stations fait partie de la Politique énergétique 2030 présentée par le gouvernement ce printemps et qui vise à réduire notre consommation de produits pétroliers d’ici 15 ans. Ces annoncent font-elle une part trop belle aux carottes et pas suffisamment au bâton?

«Les gouvernements ne sont pas là pour pénaliser l’industrie, mais pour l’inciter à réagir», répondu le ministre Arcand, en soulignant que le marché du carbone et la Loi instituant les véhicules zéro émission (VZE) étaient des incitatifs très forts.

Toutefois, selon Pierre-Olivier Pineau, spécialiste de l’énergie à HEC Montréal, le marché du carbone et la loi VZE n’auront que peu d’impact à court terme sur les ventes d’essence et le choix des véhicules. «Ce genre d’annonces sera malheureusement inefficace si elles ne sont pas accompagnées de mesures contraignantes pour rendre crédible la décroissance de la vente d’essence et de diesel», a-t-il déclaré à Métro.

M. Pineau recommande notamment l’instauration d’une taxe et de frais d’immatriculation proportionnels à la consommation des véhicules. «Pour le stationnement, il faudrait que le stationnement public et commercial soit aussi taxé, à l’échelle du Québec, pour décourager l’offre de stationnement gratuit et encourager les modes de déplacement collectif», a-t-il ajouté

 

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