Josie Desmarais/Métro

Quelques mois après avoir voulu les interdire, l’administration Coderre s’apprête à investir 500 000$ dans l’amélioration de l’industrie des calèches.

En conseil d’arrondissement mardi soir, les élus de Ville-Marie devraient approuver une série d’investissements pour encadrer cette pratique: aménagement de postes d’attente pour les chevaux, formation et uniformes pour les cochers et micropucage des animaux.

Ce «nouveau cadre garantissant le bien-être des chevaux» devrait être mis en œuvre dès 2017, selon l’ordre du jour du conseil.

Ce financement survient quelques mois après que la Ville de Montréal ait imposé un moratoire d’un an sur la présence des calèches dans la métropole.

La Cour supérieure a ensuite renversé la décision après le dépôt d’une demande d’injonction de la part des propriétaires de chevaux. Les caléchiers avaient donc pu circuler librement dans le Vieux-Montréal l’été dernier.

Du côté de l’opposition officielle, on comprend mal cette volte-face de l’administration.

« On sait que cette industrie est problématique depuis longtemps, a souligné Sterling Downey, porte-parole de Projet Montréal en matière de gestion animalière.

« C’est bien de réformer cette industrie, mais [Projet Montréal] a de sérieuses considérations éthiques sur la présence de chevaux en milieu urbain. Il aurait été préférable de tout simplement proposer un plan de sortie de l’industrie des calèches.»

« On est rendu ailleurs, a insisté l’élu de Verdun. On a déjà de la difficulté à gérer les rues où se croisent piétons, automobilistes et cyclistes, est-ce qu’on veut ajouter des chevaux là-dedans ? En plus, c’est dans le secteur [Ville-Marie] où il y a le plus de travaux et de traffic à Montréal.»

Lors des sept dernières années, la Ville de Montréal a dépensé plus d’un million de dollars dans la gestion des calèches.

En 2009, l’administration du maire Gérald Tremblay avait dépensé près de 500 000 $ en rachat de permis afin de diminuer le nombre de cochers.

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