Josie Desmarais Valérie Plante

Depuis l’arrivée de Valérie Plante à la tête de Montréal, les professionnels de la Ville seraient «plus optimistes» et les relations de travail auraient considérablement changé. Un «vent de changement» qui mènera, espère le Syndicat des professionnelles et professionnels municipaux de Montréal (SPPMM), à la signature d’une nouvelle entente.

Durant près de deux ans et malgré plusieurs tentatives de médiation, les négociations entre les 2000 professionnels de la Ville de Montréal et l’administration dirigée par Denis Coderre n’ont mené à aucune entente. Alors que celle-ci a finalement trouvé, cet été, un accord avec ses policiers, le SPPMM attend toujours une issue similaire depuis la fin de sa convention, au début de l’année 2014.

«La reconnaissance de notre expertise n’était pas au rendez-vous [avec l’administration Coderre]. On ne nous considérait pas à notre juste valeur», a expliqué mardi la présidente du syndicat, Anne Dorais.

Regroupant différents professionnels dans les domaines notamment des finances, de l’informatique, du développement culturel ou encore de la gestion immobilière, le SPPMM compte à présent sur l’élection de Valérie Plante pour obtenir une offre «qui répond à [leurs] besoins.»

Mme Plante, qui va connaître en tant que mairesse ses premières négociations avec des employés municipaux, a d’ailleurs eu de doux mots avec les professionnels de la Ville tout au long de sa campagne électorale.

Dans différents dossiers, la chef de Projet Montréal avait manifesté son intention de miser davantage sur l’expertise interne. «C’était un message fort», a mentionné la représentante du syndicat, qui vient de lancer, mardi, une campagne de publicité, dans les transports en commun, afin de souligner le travail de ces professionnels.

«On est au cœur de l’ensemble des projets de la Ville. Nous sommes les cerveaux de ces projets, mais on reste méconnu.» –Anne Dorais, présidente du SPPMM

Ces employés municipaux évolueraient d’ailleurs dans un tout autre climat depuis l’élection de Valérie Plante. «On sent une atmosphère très différente, un vent de changement, a décrit Anne Dorais. Avant, il y avait beaucoup plus de pression. Elle a disparu et un lien est en train de se créer. Il y a un plaisir de travailler.»

Cependant, aucun cadeau ne sera fait à l’administration Plante, a précisé le SPPMM. «Nos membres ont hâte de signer, ils sont optimistes, mais on ne signera pas à n’importe quel prix, a expliqué Anne Dorais. On est prêt à attendre s’il le faut.»

«Les parties continuent de négocier de bonne foi, a assuré, en réaction, le cabinet de Valérie Plante, avant d’ajouter que «les représentants de la Ville ne ménageront aucun effort pour faire progresser les négociations». La Ville de Montréal demeure soucieuse de renouveler les conventions collectives en respectant son cadre financier et la capacité de payer des citoyens montréalais.»

L’administration Plante aura également la lourde tâche de renégocier la convention collective des 7500 cols bleus montréalais, qui arrive à échéance à la fin de cette année, tout comme celle des pompiers. Ces derniers ont déjà obtenu, en mai, une nouvelle entente municipale pour leur régime de retraite, après trois années de conflits.

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