Josie Desmarais

Montréal se dotera de 300 nouveaux bus hybrides d’ici 2020, tel que l’avait promis la mairesse Valérie Plante durant sa campagne électorale. L’appel d’offres pour acquérir ces véhicules vient d’être lancé.

Cette acquisition permettra à la Société de transport de Montréal (STM) de compter sur 2 107 bus, contre 1 807 actuellement, dont 166 véhicules hybrides, pour assurer les déplacements des Montréalais dans les rues de la métropole.

De nouvelles lignes pourraient voir le jour et la fréquence de certains trajets sera augmentée, a indiqué le président de la STM, Philippe Schnobb. Ce dernier a évoqué notamment les secteurs de Rivière-des-Prairies et Pointe-aux-Trembles.

Mis en avant par Projet Montréal l’automne dernier, le coût de cet achat n’a cependant pas été dévoilé pendant le point de presse de mardi. Durant la dernière campagne électorale, l’équipe de Valérie Plante avait mentionné une somme de 225M$. Or, tel que l’a dévoilé Métro, un rapport interne de la STM a évalué cette opération à 400M$, soit 1,3M$ par bus hybride.

Selon les mots de Philippe Schnobb, qui n’a pas voulu confirmer ce chiffre, le prix final inclura «les taxes», «les frais» mais aussi «les équipements». Hybrides, ces bus seront aussi entièrement climatisés et disposeront de ports USB qui permettront de recharger des appareils électroniques.

«On commence l’année en grand. Ces bus permettront à la fois de fidéliser les usagers, de leur donner envie de prendre davantage les transports en commun et de lutter contre les changements climatiques.» – Valérie Plante, mairesse de Montréal

Plus silencieux, ces véhicules devraient permettre d’économiser de «25 à 30% de carburant» et, ainsi, de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans la métropole, selon le ministre des Transports, André Fortin.

Québec devrait par ailleurs financer une grande majorité de cette acquisition. Néanmoins, le montage financier détaillé sera précisé ultérieurement, a mentionné le ministre Fortin.

La STM a en rechange confirmé l’augmentation, en 2020, des coûts d’exploitation. Ceux-ci, comme le révélait Métro, augmenteront de 75M$ annuellement et comprennent notamment les salaires des chauffeurs qui seront embauchés.

Où ses bus seront entreposés? Dans ce document confidentiel réalisé par la direction générale de la STM, un manque, pour 2020, de 400 espaces est souligné et la création d’un neuvième garage est indiquée comme piste de solution.

«Plusieurs scénarios sont sur la table», a réagi Philippe Schnobb, tout en clamant n’avoir «aucune inquiétude» pour garer ces véhicules. «D’ici l’été», a-t-il repris, les choix de la STM seront communiqués.

Alors que Valérie Plante espère augmenter l’achalandage d’environ 15%, l’opposition officielle s’est montrée perplexe. «Ça soulève plus que de questions que ça n’offre de réponses, a clamé le chef d’Équipe Coderre, Lionel Perez. C’est bien beau de lancer un appel d’offres, mais il faudra pouvoir accueillir ces bus. Pourquoi ne pas avoir annoncé tout de suite la création d’un nouveau centre de transport?»

Le conseiller de Darlington a également mis de l’avant le flou autour du financement de ce projet. «Qui va payer l’augmentation du budget de fonctionnement? Va-t-on devoir augmenter les tarifs? Il faut des réponses.»

Par ailleurs, le ministre Fortin a confirmé qu’une annonce sera faite «à très court terme» concernant le financement pour prolonger la ligne bleue du métro, qui est «un des grands dossiers prioritaires» de Québec.

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