THE CANADIAN PRESS Dennis Oland

FREDERICTON — L’appel dans la cause de Dennis Oland, cet homme d’affaires du Nouveau-Brunswick reconnu coupable d’avoir tué son père millionnaire, s’amorcera mardi matin.

Les audiences doivent s’échelonner sur trois jours.

Le 7 juillet 2011, Richard Oland a été retrouvé mort sur le plancher de son bureau, à Saint-Jean, gisant dans une mare de sang. Il souffrait de plusieurs blessures à la tête, au cou et aux mains, mais aucune arme n’a été retrouvée.

Le fils, Dennis Oland, purge une peine de prison à vie sans libération avant 10 ans à l’Établissement de l’Atlantique, à Renous.

Les avocats de la défense entendent faire valoir que le juge ayant présidé le procès d’Oland, en décembre, a commis plusieurs erreurs lorsqu’il a donné ses directives au jury.

Les tests menés sur la veste brune que portait Oland le jour du meurtre, selon les caméras de surveillance, n’étaient pas autorisés par un mandat de perquisition, ont écrit les avocats dans leur soumission à la Cour d’appel du Nouveau-Brunswick.

Des traces de sang ont été trouvées sur le vêtement; les tests ont démontré que l’ADN correspondait à celui de la victime.

Les avocats de la défense estiment toutefois que ces analyses ont été faites à l’extérieur du Nouveau-Brunswick, ce qui contrevient, selon eux, aux modalités stipulant que la veste aurait dû rester à la garde de la police de Saint-Jean.

Aucun des témoins experts ayant témoigné au procès d’Oland n’a pu déterminer depuis combien de temps le sang était sur la veste. Certains ont dit que l’homme devait avoir été éclaboussé, étant donné la quantité impressionnante de sang retrouvée sur les lieux du crime.

Aucune trace de sang n’a été retrouvée sur les autres morceaux de vêtement de Dennis Oland, ni sa voiture, dans sa maison et sur son téléphone cellulaire.

La défense plaidera par ailleurs que le registre téléphonique du cellulaire de l’accusé n’aurait pas dû être utilisé comme élément de preuve. L’appareil a émis un signal à une tour située à l’est de la ville de Saint-Jean peu de temps après le moment où la personne ayant l’appareil en sa possession a quitté la scène du crime.

Une seconde procédure d’appel débutera également plus tard ce mois-ci, cette fois devant la Cour suprême du Canada. Dennis Oland demande à être libéré en attendant l’appel de sa condamnation.

Selon une professeure associée de la Faculté de droit de l’Université du Nouveau-Brunswick, Nicole O’Byrne, un procès qui est principalement fondé sur des preuves circonstancielles ressemble à «un château de cartes».

«Chaque carte est un élément de la narration. Le jury doit en déterminer la crédibilité ou tenter de comprendre la signification de chaque élément de preuve dans un contexte donné. Si on élimine certaines cartes, c’est tout le château qui s’écroule.»

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