TORONTO — L’Ontario prévoit imposer un moratoire de deux ans sur la création ou l’expansion d’usines d’embouteillage d’eau, au moment où le gouvernement tente de renforcer les règles entourant les permis de prélèvement d’eau.

La Presse canadienne a appris que la province souhaitait imposer des exigences scientifiques plus sévères pour le prélèvement d’eau, en demandant par exemple des études sur les impacts cumulatifs de la pratique sur l’approvisionnement local, surtout en période de sécheresse.

Une source au courant de l’annonce a expliqué que le gouvernement libéral demanderait également davantage de transparence, et ordonnerait aux entreprises de créer des sites web contenant de l’information sur leurs permis de prélèvement d’eau et indiquant les quantités prélevées chaque semaine.

Il n’y aura cependant pas d’augmentation, dans l’immédiat, du montant que la province exige pour le prélèvement, qui est actuellement de 3,71 $ par million de litres. La Colombie-Britannique exige 2,50 $ par million de litres, tandis que le Québec demande 70 $.

L’Ontario souhaite aussi exiger que les compagnies d’eau embouteillée réduisent leurs prélèvements d’eau pendant les périodes de sécheresse, comme celle qu’a vécu cette année le comté de Wellington, situé à 100 kilomètres à l’ouest de Toronto.

Le gouvernement publiera ses propositions sur le Registre environnemental lundi, pour une période de 45 jours pendant laquelle le public pourra faire part de ses commentaires.

Cette proposition de moratoire sur les nouvelles activités d’embouteillage en Ontario signifie que l’entreprise Nestlé ne pourra pas demander de permis pour un nouveau puits qu’elle a acquis à Centre Wellington et que l’agglomération souhaitait utiliser comme source d’eau potable. Nestlé pourrait cependant renouveler ses permis lui permettant de prélever jusqu’à 3,6 millions de litres par jour de son puits d’Aberfoyle, où elle possède une usine d’embouteillage, et 1,1 million de litres à son puis d’Erin, une autre communauté du comté de Wellington.

Aussi dans National :

Nous sommes présentement en train de tester une nouvelle plateforme de commentaires sur notre site web. Grâce à Facebook Comments, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!