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MONTRÉAL — Le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, se dit optimiste quant à l’avenir de l’accord commercial entre le Canada et l’Union européenne, malgré les réticences en Wallonie, et quoi qu’en disent ses détracteurs.

De passage à Montréal lundi, le ministre a été appelé à commenter le vote au Parlement de la communauté française de Belgique contre cet Accord économique commercial global et alors que les partisans et les détracteurs de l’accord s’activent des deux côtés de l’Atlantique.

«On est très vigilant. Ce n’est pas une question de crainte (pour l’avenir de l’accord), c’est une question de détermination. On veut réussir cet accord», a-t-il commenté.

«Ça n’allait nulle part quand on est arrivé comme gouvernement. On a renégocié les règles d’investissement pour s’assurer qu’on allait bien clarifier que ça ne mettait pas en cause la capacité des gouvernements de réglementer et des Parlements de légiférer pour des politiques environnementales ou sociales progressistes. On a réussi ça et on est confiant d’en convaincre les Européens, y compris nos amis wallons», a ajouté le ministre Dion.

Les discussions devant permettre de sauver cet accord commercial qui doit lier le Canada aux 28 nations de l’Union européenne devraient se poursuivre cette semaine pendant le sommet des dirigeants de l’UE.

La Wallonie se montre toutefois réticente. Le Parlement de la communauté française de Belgique a adopté mercredi dernier une résolution qui pourrait bloquer la mise en oeuvre de cet accord.

La semaine dernière, le premier ministre français Manuel Valls est venu au Canada faire la promotion de l’AECG aux côtés du premier ministre du Canada, Justin Trudeau, et du premier ministre du Québec, Philippe Couillard.

Le député européen et militant écologiste et altermondialiste José Bové est aussi venu mettre en garde les Québécois et les Canadiens contre les dangers de cet accord pour la souveraineté des États face aux grandes multinationales, pour la survie des petites et moyennes entreprises, voire pour le «tissu social» des communautés visées.

Le ministre Dion a réfuté ces arguments, y voyant un accord progressiste. «Il est possible d’avoir des échanges commerciaux et d’avoir aussi des politiques progressistes. Et nous allons le montrer avec l’Union européenne», s’est exclamé le ministre des Affaires étrangères.

M. Dion a rencontré la presse après avoir prononcé une allocution devant 300 convives au Conseil des relations internationales de Montréal.

Son allocution portait d’ailleurs sur le retour du Canada sur la scène internationale avec l’accent sur les missions de paix.

Mossoul

Sur la question de l’intervention à Mossoul, le dernier fief de Daesch (Groupe armé État islamique), où l’on craint un désastre humanitaire, le ministre Dion a limité ses commentaires quant au rôle du Canada dans ce contexte.

«On a beaucoup aidé à donner de bons avis, des conseils, de l’assistance, de la formation aux peshmergas, qui ont été essentiels pour la préparation de cet assaut sur Mossoul. On est là pour aider les populations, pour éviter ce que l’ONU redoute: une catastrophe humanitaire, notamment sur le plan médical», a-t-il résumé.

«Sur le plan militaire, on est aussi là grâce à notre capacité de cueillette de renseignements. Les avions sont là. Même si on n’a pas d’avions de combat; on a des avions qui assurent le transport et la logistique. On va être très présents», a-t-il assuré.

Il a précisé que le Canada avait triplé son effort de formation et d’assistance à Mossoul, doublé son effort de collecte de renseignements. «Et on a beaucoup renforcé l’aide humanitaire directe», a-t-il ajouté.

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