FREDERICTON — L’avocat de Dennis Oland a plaidé mardi en Cour d’appel que son client avait commis une erreur de bonne foi sur la veste qu’il portait le jour du meurtre de son père, et qu’il ne fallait pas voir dans cette méprise une tentative de tromper la police.

M. Oland en appelle du verdict de culpabilité prononcé contre lui pour le meurtre non prémédité du millionnaire Richard Oland, retrouvé mort dans une mare de sang dans son bureau de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, le 7 juillet 2011.

L’avocat de Dennis Oland, Alan Gold, a plaidé mardi en Cour d’appel du Nouveau-Brunswick, à Fredericton, que son client n’avait pas menti intentionnellement lorsqu’il a dit à la police qu’il portait une veste marine le jour du meurtre de son père. La police a plus tard retrouvé de minuscules traces du sang et de l’ADN de la victime sur la veste brune que l’inculpé portait en fait ce jour-là.

Selon Me Gold, il ne faut pas voir non plus un signe de culpabilité dans le fait que cette veste a été amenée chez le nettoyeur le lendemain de l’interrogatoire de Dennis Oland. Selon l’avocat, on ne peut même pas présumer que l’inculpé ait eu quelque chose à voir avec la décision de faire nettoyer cette veste.

Au demeurant, a plaidé l’avocat, Dennis Oland n’a même pas tenté de nettoyer sa voiture.

Me Gold a conclu qu’en tenant compte de toutes les preuves présentées au procès, on ne peut déduire raisonnablement que Dennis Oland avait tenté de tromper les autorités.

Or, les avocats de M. Oland soutiennent que le juge de première instance a commis plusieurs erreurs dans ses directives au jury, notamment en ne minimisant pas la portée de cette «méprise» sur la veste.

Ils soutiennent aussi que le mandat de perquisition obtenu par la police pour saisir la veste brune ne permettait pas de procéder à une expertise médico-légale, ou même d’expédier le vêtement à l’extérieur de la province, dans un laboratoire de la Gendarmerie royale du Canada.

Dennis Oland, un planificateur financier de 48 ans, a été condamné en décembre à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 10 ans. Ses avocats tentent d’obtenir l’acquittement de leur client ou la tenue d’un nouveau procès.

Les Oland sont issus d’une vieille famille d’entrepreneurs du Nouveau-Brunswick — Susannah Oland avait fondé la brasserie Moosehead en 1867 —, mais Richard Oland avait quitté l’entreprise familiale au début des années 1980.

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