La Presse Canadienne

CHARLOTTETOWN — Des voleurs rusés semblent avoir réussi une fois de plus à subtiliser des diamants dans les provinces maritimes, cette fois-ci dans la capitale de l’Île-du-Prince-Édouard.

Un homme et une femme ont «réussi à échanger des pierres sans valeur avec deux diamants valant environ 20 000 $», mercredi dernier, dans un commerce de Charlottetown, a indiqué la police de la ville, mardi.

Une plainte à cet égard a été reçue lundi, a-t-on précisé. La photo du couple a été diffusée par les autorités.

Les circonstances du vol coïncident curieusement avec un autre incident survenu il y a plus d’une semaine à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Deux voleurs se sont emparés, dans la bijouterie W. Smith and Co, d’un diamant d’une valeur de 10 000 $ en l’échangeant contre un faux en un clin d’oeil.

L’homme et la femme ont demandé de voir la pierre précieuse. Ils ont alors commencé à marchander, ce qui a distrait la vendeuse, a indiqué le propriétaire de la bijouterie, Wayne Smith.

L’homme a ensuite demandé de voir un autre diamant, d’une valeur de 25 000 $, et a commis son méfait alors que la vendeuse était occupée à chercher un tableau de comparaison.

Selon M. Smith, les images de la caméra montrent que le voleur a laissé tomber sur le comptoir un faux diamant, avant de s’emparer du vrai et de le glisser dans la poche arrière de son pantalon. Le couple a ensuite tenté de répéter le même manège avec le diamant de 25 000 $, mais la vendeuse les a surpris sur le fait. Ce n’est qu’après qu’ils ont quitté le magasin qu’elle a réalisé qu’ils étaient partis avec le premier diamant.

Le bijoutier, qui a déjà été vice-président de Birks pour le Canada atlantique, a soutenu qu’il n’était pas rare que des voleurs sévissent dans les bijouteries, mais que ces incidents étaient généralement gardés sous silence.

Il a affirmé avoir décidé de raconter le vol parce qu’il est en colère, parce que la franchise de son assureur est si élevée qu’elle ne couvrira pas sa perte, et parce que les images de surveillance sont si claires qu’il croit que le public pourra l’aider à retrouver les escrocs.

La police de Charlottetown a dit, mardi, qu’elle était au courant que des incidents similaires étaient survenus dans d’autres provinces.

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