OTTAWA — Les Algonquins de l’Ontario ont conclu avec les gouvernements fédéral et provincial une entente de principe qui pourrait ouvrir la voie au règlement d’une revendication territoriale vieille de 250 ans.

L’entente de principe pourrait ainsi se traduire éventuellement par le versement aux Algonquins, par le Canada et l’Ontario, d’un fonds en capital de 300 millions $. Les Algonquins deviendraient par ailleurs propriétaires d’un territoire de plus de 47 000 hectares dans l’est de la province.

Selon les parties, l’entente de principe vise à clarifier les prochaines étapes devant mener à un règlement définitif de la revendication territoriale, à concilier les droits et les intérêts de chacun, et à créer de nouvelles occasions d’affaires pour les Algonquins et leurs voisins.

L’entente a été conclue à l’issue de consultations avec les représentants de 10 communautés algonquines, d’autres communautés autochtones et du public en général. Les négociations se poursuivront maintenant pour conclure une entente définitive afin de régler la revendication territoriale.

Les gouvernements fédéral et provincial assurent que l’entente de principe actuelle ne prévoit aucune expropriation, qu’aucun propriétaire ne perdra son droit de passage et que le parc provincial Algonquin demeurera accessible à tous.

«L’entente de principe non juridiquement contraignante ouvre la voie à la poursuite des négociations en vue d’un accord définitif qui détaillera les droits à long terme des Algonquins de l’Ontario sur les terres et les ressources naturelles à l’intérieur de la région désignée», indique le ministère fédéral des Affaires autochtones dans un communiqué.

Le ministre ontarien des Relations avec les Autochtones et de la Réconciliation, David Zimmer, rappelle que «plus d’un million de personnes partagent ces terres avec les Algonquins de l’Ontario, et le traité moderne permettra aux habitants des secteurs avoisinants de devenir des partenaires, ce qui amènera de nouvelles possibilités économiques à leurs collectivités».

Robert Potts, négociateur principal et conseiller juridique principal pour les Algonquins de l’Ontario, a qualifié l’entente de principe d’«avancée cruciale dans une démarche entreprise il y a près de 250 ans, lorsque la première requête des Algonquins a été présentée à la Couronne en 1772».

«Nous croyons qu’ensemble, nous pouvons travailler à la réconciliation et faire en sorte que le peuple algonquin obtienne la justice si longtemps attendue», a-t-il indiqué dans le communiqué commun.

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