Sean Kilpatrick Sean Kilpatrick / La Presse Canadienne

OTTAWA — Justin Trudeau entend aborder les droits des minorités sexuelles au cours du Sommet de la Francophonie, plus tard cette semaine, devant des représentants de plusieurs pays où l’homosexualité est toujours source de discrimination ou même considérée comme un acte illégal.

Le premier ministre du Canada soulèvera cet enjeu samedi à l’occasion de la cérémonie d’ouverture du sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), qui se tiendra à Antananarivo, la capitale de Madagascar.

Parmi les 80 pays et territoires conviés, près d’une dizaine sont des pays d’Afrique où les relations sexuelles entre personnes de même sexe sont illégales.

Dans plusieurs autres, dont Madagascar, l’homosexualité n’est pas tolérée ou, à tout le moins, est mal vue.

Justin Trudeau effectuera par le fait même son premier voyage en Afrique depuis qu’il est devenu premier ministre.

Il séjournera d’abord à Monrovia, au Libéria — pays durement touché par l’épidémie d’Ebola ces dernières années. Il rencontrera la présidente Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue à la tête d’un État africain.

Le gouvernement canadien entend également profiter de l’occasion pour promouvoir sa promesse de soutenir l’Afrique en matière d’aide au développement.

Dans son discours, M. Trudeau mentionnera par ailleurs la lutte contre les changements climatiques et l’émancipation des femmes et des filles, des priorités de son gouvernement.

En ce qui a trait à la défense des droits des lesbiennes, gais, bisexuels, transgenres ou queer (LGBTQ), le premier ministre entend également présenter une résolution commune avec le Bénin sur les mariages forcés.

«Le mariage forcé est un exemple flagrant de ce sur quoi il faut que je travaille, parce que c’est un des éléments importants qui limite le développement du potentiel des jeunes filles», a soutenu la ministre du Développement international, Marie-Claude Bibeau, qui sera aussi du voyage.

Le Canada est le deuxième pays contributeur de l’OIF.

Le Libéria ne fait pas partie de l’OIF, mais son rôle dans le maintien de la paix après un lourd conflit civil est largement reconnu. L’homosexualité y est considérée comme un comportement illégal.

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