MONTRÉAL — Les bébés nés par césarienne semblent plus à risque de souffrir d’embonpoint ou d’obésité à l’enfance que ceux nés par les voies naturelles, selon une nouvelle étude de l’université américaine Johns Hopkins.

Ce risque augmentait de 40 pour cent chez les enfants nés par césarienne, voire davantage si la mère souffrait elle-même d’embonpoint ou d’obésité.

L’association se maintenait même en tenant compte de facteurs comme l’âge de la mère au moment de l’accouchement, son indice de masse corporelle avant la grossesse, son ethnicité, son niveau d’éducation, sa prise de poids pendant la grossesse et le poids de l’enfant à la naissance.

L’auteur de l’étude, le professeur Noel Mueller, a expliqué que les bébés qui naissent par voie vaginale sont possiblement exposés à des bactéries bénéfiques qui contribuent à la santé de l’enfant en accélérant son métabolisme et en stimulant son système immunitaire.

Il a ensuite dit que de nouvelles études seront nécessaires pour déterminer si l’exposition des enfants nés par césarienne aux microbes du canal vaginal pourrait réduire leur risque éventuel de problèmes métaboliques comme l’obésité.

Les conclusions de cette étude sont basées sur l’examen de 1441 bébés nés à terme et ont été dévoilées lors d’un congrès de l’American Heart Association.

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