HALIFAX — Les décisions controversées qui ont poussé la Ville de Halifax à raser le village d’une communauté noire, dans les années 1960, seront débattues de nouveau cette semaine, cette fois devant la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse.

D’anciens résidants de la communauté Africville réclament un dédommagement par le biais d’une poursuite en action collective.

Deux jours d’audiences sont prévus à partir de mercredi. Les avocats cherchent à faire autoriser la demande d’action collective.

Des Noirs ont commencé à s’installer à Africville, village situé sur la côte sud du bassin de Bedford, au milieu des années 1800. La communauté a toutefois été démantelée dans les années 1960 en raison de projets de réaménagement urbain.

Dans un document déposé en cour, l’avocat Robert Pineo argue que les résidants expropriés n’ont pas été dédommagés adéquatement. Il fait valoir que la Ville devait publier un avis d’expropriation dans un journal local et faire parvenir aux propriétaires des terres visées des lettres recommandées. Aucune de ces mesures n’a été prise, soutient Me Pineo.

En 2010, la Ville de Halifax s’était publiquement excusée et avait versé 3 millions $ pour la reconstruction de l’église d’Africville, entre autres. Aucune compensation individuelle n’a toutefois été versée.

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