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QUÉBEC — Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a annoncé mercredi des investissements de près de 21 millions $ visant à réduire les temps d’attente pour les services diagnostiques et à préparer le lancement d’un éventuel Programme québécois de dépistage du cancer colorectal.

En conférence de presse, le ministre Barrette a précisé que 10,7 millions $ seraient investis pour offrir 46 500 examens supplémentaires en imagerie en résonnance magnétique, 20 200 examens supplémentaires en tomodensitométrie et 25 000 coloscopies additionnelles.

«Les endroits où les appareils ne fonctionnent pas 16 heures par jour, sept jours sur sept, bien voilà les investissements qui pourront le permettre. Et il y a même des hôpitaux qui pourront faire plus que 16 heures par jour, ce sera à leur discrétion», a précisé le ministre au sujet des appareils de tomodensitométrie.

La bonification de l’offre de ces services se fera «grâce à une optimisation des salles et des équipements en place durant le jour, ainsi qu’à une prolongation des heures d’activités en soirée».

«L’objectif premier est d’abord de faire en sorte que pour les trois techniques que je viens de vous décrire — la tomodensitométrie, la résonnance magnétique et l’endoscopie —, l’attente soit, de façon permanente, inférieure à trois mois. Si nous pouvons (la rendre) inférieure à deux mois nous allons y aller, mais nous allons commencer par trois mois», a expliqué M. Barrette, soulignant qu’actuellement, des patients peuvent attendre plus d’un an pour subir ces examens.

L’augmentation en coloscopie aura lieu par le biais de l’ouverture de six salles d’endoscopie et la prolongation des heures d’activités dans huit salles d’endoscopie existantes.

Par ailleurs, 10 millions $ seront investis dans la mise à niveau de toutes les unités de coloscopie dans les hôpitaux du Québec afin de préparer le lancement du Programme québécois de dépistage du cancer colorectal en 2018.

«Pour lancer éventuellement ce programme, on doit préparer le réseau de deux manières: d’abord, évidemment, épuiser les listes d’attente qui existent aujourd’hui avec l’annonce que je viens de faire pour les salles d’endoscopie, mais aussi mettre à niveau notre réseau de salles d’endoscopie qui, dans un programme de dépistage, exige d’avoir certaines mises à niveau informatiques en termes de contrôle de qualité, de gestion des données et ainsi de suite», a avancé le ministre.

Le programme, qui sera «essentiellement un miroir du programme de dépistage du cancer du sein», selon M. Barrette, fera en sorte que les Québécois âgés de 50 à 74 ans seront invités à passer un test tous les deux ans. Ceux qui auront un résultat positif à ce test seront ensuite dirigés en coloscopie.

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