STRATHROY CARADOC, Ont. — Une enquête policière conclut que les agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) étaient justifiés d’abattre un présumé terroriste lors de son arrestation, en août dernier, dans le sud-ouest de l’Ontario.

Aaron Driver a été tué par des policiers de la GRC venus l’arrêter devant chez lui à Strathroy, le 10 août. Le jeune homme de 24 ans avait auparavant réalisé une vidéo dans laquelle il laissait entendre qu’il planifiait un attentat suicide dans une agglomération urbaine au Canada.

En vertu d’une ordonnance du tribunal, Aaron Driver ne pouvait entrer en contact avec une organisation terroriste ni utiliser un téléphone cellulaire ou un ordinateur. Par contre, il n’était pas l’objet d’une surveillance constante des autorités, même si on le soupçonnait de vouloir participer ou collaborer à l’activité d’un groupe terroriste.

Les autorités canadiennes avaient ensuite été informées des desseins dangereux d’Aaron Driver par la police fédérale américaine (FBI), et les policiers de la GRC sont venus le cueillir chez lui quelques heures plus tard.

L’enquête sur la mort du suspect avait été confiée à la Police provinciale de l’Ontario et au Service de police de Strathroy-Caradoc. Ces policiers devaient déterminer si leurs collègues de la GRC avaient usé d’une force excessive lors de cette opération.

Selon la police de Strathroy-Caradoc, l’enquête conclut que le recours à la force mortelle était justifié dans les circonstances, et par conséquent non fautive. Les procureurs de la Couronne, qui ont étudié les conclusions de l’enquête policière, en sont arrivés au même constat, indique la police régionale.

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