HALIFAX — Un avocat a plaidé mercredi que les anciens résidants d’un quartier noir de Halifax, rasé par la Ville dans les années 1960, devraient obtenir une indemnité pour leur peine.

La Cour suprême de Nouvelle-Écosse entend cette semaine une requête pour intenter une action collective au nom de centaines d’ex-résidants d’Africville. Des Noirs avaient commencé à s’installer sur la rive sud du bassin Bedford au milieu du XIXe siècle, mais ce quartier a été plus tard démoli au nom de la modernité.

Me Robert Pineo, avocat du représentant de l’action collective, Nelson Carvery, a plaidé mercredi devant le tribunal de première instance que les éventuels requérants avaient des intérêts dans ce territoire, notamment par le biais de la pêche et de l’agriculture. Or, cet usage leur a été retiré lorsque la Ville de Halifax a procédé à l’expropriation.

La procureure de la Ville, Karen MacDonald, a soutenu de son côté que l’utilisation d’un territoire ne fait pas de ses usagers les propriétaires fonciers. Elle a par ailleurs plaidé que les réclamations devraient être présentées à la pièce et non par le biais d’une action collective.

La Ville de Halifax avait présenté ses excuses publiques en 2010 et annoncé une contribution de 3 millions $, notamment pour la reconstruction de l’église d’Africville. Cette somme ne prévoyait toutefois aucune indemnité individuelle pour les résidants déplacés.

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