Profitant de la Journée mondiale du Sida, la députée Manon Massé, avec des représentants d’organismes communautaires de lutte contre le Sida, a demandé jeudi au gouvernement d’agir pour mieux lutter contre cette maladie.

Mme Massé, de Québec solidaire, souhaite que le gouvernement se dote d’un plan ayant pour but d’éradiquer les nouvelles infections dans la province et que ce plan soit accompagné du financement nécessaire à sa réalisation.

«On demande que le soutien aux organismes communautaires soit financé adéquatement pour permettre la lutte au VIH partout au Québec», a déclaré Ken Monteith, directeur général de la Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida (COCQ-SIDA), présent au point de presse. M. Monteith craint que, sans financement adéquat, le nombre de nouvelles infections au VIH augmente, et que la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH décline.

«Je suis ici pour souligner que lutte contre le sida n’a jamais connu un moment aussi intéressant qu’aujourd’hui. Mais ça prend des efforts accrus», a-t-il ajouté.

En octobre dernier, les organismes québécois de lutte contre le VIH, l’hépatite C et les autres infections transmises sexuellement et par le sang avaient dénoncé leur financement inadéquat provenant du gouvernement fédéral.

Motion adoptée

Mme Massé a aussi déposé jeudi une motion à l’Assemblée nationale pour que les parlementaires appuient la Déclaration québécoise des droits et responsabilités des personnes vivant avec le VIH/sida, motion qui a été adoptée.

«Ce document est une prise de parole des personnes vivant avec le VIH, et une prise de position politique, dénonçant l’état actuel du droit et revendiquant clairement l’égalité de tous, quelque soit leur statut sérologique», a déclaré au cours d’un point de presse Jacques Gélinas, un homme vivant avec le VIH depuis bientôt 25 ans et militant pour la cause.

Ken Monteith espère que l’appui des parlementaires à cette déclaration fera en sorte que les principes guident les actions à venir du gouvernement.

En chambre, Mme Massé a détaillé que les personnes vivant avec le VIH sont victimes de discrimination, notamment au niveau de l’emploi et des assurances.

Sylvain Pagé, député du Parti québécois, a souligné que malgré les avancées au niveau du traitement du VIH/Sida, le travail de prévention doit continuer. «Il faudra continuer à faire de l’éducation. Et continuer à se battre contre la maladie et les préjugés.»

La ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, Lucie Charlebois, a de son côté rappelé que la mise en oeuvre du Programme national de santé publique 2015‑2025 permettra d’optimiser les actions de prévention, de dépistage, de surveillance, d’éducation et de formation du VIH. Elle a aussi affirmé que les futurs sites d’injection supervisée de Montréal permettront de contribuer à la prévention du VIH.

La population est aussi invitée à signer la déclaration, sur le site web de la COCQ-Sida.

 

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