TORONTO — La chaîne Costco fait l’objet d’une enquête du ministère de la Santé de l’Ontario sur de présumées violations de la législation sur la vente libre de médicaments.

Cette enquête survient alors que le Collège ontarien des pharmaciens a annoncé qu’il tiendra des audiences disciplinaires concernant deux directeurs de pharmacie de la chaîne de détaillants. Les deux individus sont soupçonnés d’avoir accepté des pots-de-vin de sociétés pharmaceutiques en échange de vendre leurs produits dans leurs établissements.

Les deux enquêtes concernent une présumée violation de la loi ontarienne sur le régime de médicaments, qui stipule que les employés, gestionnaires et gérant de pharmacie sont tenus de refuser toute forme de ristourne en échange de l’approvisionnement en certains produits médicinaux.

L’enquête du ministère de la Santé est indépendante de la démarche du Collège des pharmaciens, a précisé un porte-parole du gouvernement ontarien, David Jensen. Ce dernier n’a toutefois pas été en mesure d’indiquer si des allégations concernant des pots-de-vin étaient aussi évaluées par le ministère.

Un porte-parole de Costco s’en est tenu à un communiqué du conseiller juridique de Costco, Stuart Shamis. Il a réitéré que Costco est certaine d’avoir agi en toute conformité à la loi et qu’elle coopérera avec les autorités.

M. Shamis n’a pas fait suite à la demande d’entrevue de La Presse canadienne, vendredi.

Les deux directeurs de pharmacie visés par le conseil disciplinaire du Collège des pharmaciens de l’Ontario — Joseph Hanna et Lawrence Varga— sont accusés d’avoir accepté les faveurs de cinq sociétés pharmaceutiques entre 2013 et 2015.

Les représentants de ces entreprises n’avaient pas rappelé La Presse canadienne, vendredi en fin d’après-midi.

Les sanctions disciplinaires qui pourraient s’appliquer aux pharmaciens fautifs sont une interdiction ou une limitation de pratique.

Le ministère pourra quant à lui imposer une pénalité de ristournes à Costco, qui devra dans ce cas rembourser au gouvernement l’équivalent du total des ristournes amassées illicitement, a expliqué M. Jensen.

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