GATINEAU, Qc — Le grand chef de la Première Nation Nishnawbe Aski, Alvin Fiddler, trace un lien entre les présumées agressions sexuelles survenues dans des réserves ontariennes et la vague de suicides qui les secoue.

Le grand chef Fiddler, dont l’organisation représente 49 communautés autochtones de l’Ontario, soutient que le fléau des sévices sexuels touche également son territoire.

Face à l’envergure du problème, il s’est entretenu lundi soir avec le chef de l’Assemblée des Premières Nations (APN), Perry Bellegarde, et les trois ministres fédérales Carolyn Bennett, Jane Philpott et Patty Hajdu.

Alvin Fiddler réclame que des données soient compilées afin de dresser un portrait de la situation. Il estime que les policiers, les infirmiers et les intervenants en santé mentale ne sont pas outillés adéquatement. Les trousses médico-légales manquent pour réunir la preuve après une dénonciation d’agression sexuelle, déplore-t-il.

Pour recevoir les soins appropriés, de jeunes Autochtones quittent leur réserve pratiquement tous les jours, rapporte le grand chef.

Les crimes sexuels ont été au coeur des échanges entre les chefs autochtones réunis mardi à Gatineau, à l’occasion d’une assemblée de l’APN.

Il s’agit d’un problème répandu, reconnaît le chef Perry Bellegarde, qui estime que ses pairs doivent l’affronter sur le terrain, dans leur communauté respective.

«Nous n’allons rien résoudre en une heure, avec une petite réunion, mais nous allons continuer à coopérer», a-t-il lancé.

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