OTTAWA — Les gouvernements de Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve-et-Labrador ont tous deux conclu des ententes séparées avec Ottawa en matière de financement des soins de santé.

La conclusion de ces accords a été confirmée par le gouvernement fédéral, vendredi après-midi.

Ces développements dans le dossier des transferts en santé surviennent au lendemain d’un premier accord entre le Nouveau-Brunswick et le gouvernement de Justin Trudeau, qui a entraîné la rupture du front commun formé par les provinces lundi, alors qu’elles avaient rejeté en choeur l’offre d’Ottawa.

En vertu des accords annoncés vendredi, le gouvernement fédéral apportera un soutien accru à la prestation de soins à domicile, notamment sur le plan des besoins en infrastructure. La Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve-et-Labrador toucheront respectivement 157 et 87,7 millions $ en ce sens au cours des dix prochaines années.

Durant cette même période, Ottawa appuiera diverses démarches en matière de santé mentale à la hauteur de 73 millions $ à Terre-Neuve-et-Labrador, et de 130,8 millions $ en Nouvelle-Écosse.

L’offre initiale d’Ottawa prévoyait une hausse annuelle de 3,5 pour cent du financement, de même qu’une enveloppe supplémentaire de 11,5 milliards $ sur dix ans pour des secteurs ciblés, soit principalement les soins à domicile et la santé mentale.

«Cette entente représente une avancée majeure vers de meilleurs soins de santé et de meilleurs résultats à travers la région, et je veux remercier Terre-Neuve-et-Labrador ainsi que la Nouvelle-Écosse pour leur vision et leur leadership», a déclaré par communiqué la ministre fédérale de la Santé, Jane Philpott.

Son homologue de Terre-Neuve-et-Labrador, John Haggie, affirme que ce financement «n’apportera pas une transformation du système de santé», mais viendra en aide à des secteurs clés tels que celui des soins aux personnes âgées.

«Ça réglera les dossiers chauds. Nous avons la population qui vieillit le plus rapidement de tout le Canada et comme dans les autres juridictions, les jeunes posent certains défis en matière de santé mentale et de dépendance», a-t-il exposé en entrevue téléphonique.

«Alors nos intérêts s’alignent pas mal avec les cibles officielles des fonds fédéraux», a-t-il poursuivi.

L’argent sera rendu disponible à ces deux provinces de l’Atlantique dès le 1er avril prochain, indique le communiqué d’Ottawa. Les trois gouvernements doivent toujours préciser les exigences en matière d’imputabilité pour ces fonds, qui s’ajouteront à celles déjà prévues par Transfert canadien en matière de santé (TCS).

«Il était important pour nous de savoir que l’argent investi en santé mentale et en soins à domicile serait encore là à l’avenir, tandis que nous cherchons à améliorer la prestation de soins dans notre province», a déclaré par communiqué le premier ministre néo-écossais, Stephen McNeil.

Son homologue de Terre-Neuve-et-Labrador, Dwight Ball, martèle le même message que son ministre de la Santé et soutient que ces fonds permettront de répondre au vieillissement fulgurant de la population.

«Au cours de nos échanges avec le gouvernement fédéral, nous nous sommes concentrés sur les besoins spécifiques entourant les soins aux personnes âgées et en santé mentale, a-t-il maintenu, par voie de communiqué. Ces investissements démontrent que le gouvernement fédéral reconnaît les pressions explicites sur les coûts qu’appliquent les enjeux de la santé mentale et de la population vieillissante.»

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