Le Centre culturel musulman de Sept-Îles a été la proie des flammes, vendredi soir.

La Sûreté du Québec croit qu’il s’agit d’un incendie criminel, mais soutient qu’il est trop tôt pour déterminer s’il est à caractère haineux. Aucune arrestation n’avait été réalisée, samedi après-midi.

Personne ne se trouvait à l’intérieur du centre au moment où les flammes y ont pris naissance. Son président, Ben Rouine, affirme que si le bâtiment a été endommagé, l’arrivée rapide des pompiers a permis de limiter les dégâts.

Vers la fin octobre, des actes de vandalisme avaient été perpétrés contre le bâtiment alors en chantier, après qu’un homme en état d’ébriété avancée s’y fut introduit par effraction.

Selon M. Rouine, il s’agit de la quatrième ou de la cinquième fois que le centre musulman est pris pour cible, mais cet incident est à ses yeux le plus sérieux de tous.

Il rapporte que le responsable de l’incendie semblait «décidé» à anéantir le centre, qui n’a toujours pas ouvert ses portes, faute de permis.

M. Rouine n’est toutefois pas prêt à mettre l’islamophobie en cause.

«Je travaille toujours à apaiser les esprits, mais il faut demander à ce monsieur (le coupable) aussitôt qu’on le retrouvera, a-t-il lancé. Je ne peux pas mettre tout le monde dans le même panier, sauf qu’il y a quelques ignorants. C’est dommage».

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