MONTRÉAL — Les Canadiens amorceront l’année 2017 en faisant face à des nombreux changements fiscaux qui découlent de politiques fédérales et provinciales. Voici un aperçu de ce qui les attend :

— Au niveau national:

Le gouvernement fédéral mettra fin à quatre crédits d’impôt destinés aux Canadiens qui ont des enfants : ceux pour les activités physiques de ceux-ci, ceux pour leur condition physique, ceux pour les montants relatifs aux études et aux manuels.

Ottawa cessera également de verser de l’argent dans le cadre du programme de fractionnement du revenu des familles. Ce dernier permettait à quelqu’un de transférer jusqu’à 50 000 $ en revenu pour les épouses ayant un revenu moindre que leur mari tout en ayant un enfant de moins de 18 ans. Le crédit d’impôt accordé pour ce fractionnement de revenu était plafonné à 2000 $.

Pour pallier à la suppression ce programme, les Canadiens continueront de recevoir l’Allocation canadienne pour enfants mise en place en 2016, de même que les prestations d’assurance-emploi.

«Les prestataires de gros revenus paieront plus, dans la plupart des provinces, mais pour la plupart des Canadiens, ces deux changements seront synonymes de plus d’argent dans leurs poches», a expliqué le directeur fédéral de la Fédération canadienne des contribuables, Aaaron Wudrick, par voie de communiqué.

Plusieurs autres changements qui entreront en vigueur au niveau fédéral auront un effet sur les prestations d’assurance-vie, sur les propriétaires d’entreprises vendant leurs sociétés et sur les fonds mutuels.

Suivant des changements qui ont été prévus sous le gouvernement antérieur de Stephen Harper, une nouvelle formule entrera en vigueur pour calculer les prestations d’assurance-vie auxquelles ont droit les Canadiens. Celle-ci fera en sorte que les polices d’assurance deviendront un peu plus dispendieuses et pourrait aussi réduire les indemnités de décès, estime un partenaire de PricewaterhouseCoopers qui se spécialise en impôts, Jason Safar.

— Au niveau provincial :

Terre-Neuve-et-Labrador est la seule province à voir ses taux d’imposition sur le revenu augmenter pour l’année qui débute bientôt. Il s’agit de la deuxième hausse en six mois subie par la province dont l’économie est au ralenti. Tous les paliers d’imposition seront touchés. Ceux qui gagnent entre 35 000 $ et 70 300$ par année paieront donc 14,5 pour cent en impôts, soit un point de pourcentage de plus que juillet et deux de plus que son niveau en 2015. Terre-Neuve-et-Labrador augmentera également le prix d’entrée pour l’accès à ses parcs provinciaux et ses terrains de camping.

De son côté, en 2017, le Québec dira adieu plus tôt que prévu à la controversée taxe santé, instaurée en 2010.

Les Ontariens recevront pour leur part un remboursement de huit pour cent de leurs factures d’électricité gonflées. Le coût maximal total d’emprunt pour un prêt sur salaire passera de 21$ à 18$ pour chaque tranche de 100$. La province double également le montant maximal des transferts autorisés pour ceux qui achètent une maison pour la première fois, lequel atteindra donc 4 000$. Le système de plafonnement et d’échange sur le carbone entrera également en vigueur.

La Colombie-Britannique abolit quant à elle ses primes pour les soins médicaux donnés à des enfants et à de jeunes adultes qui vont à l’école.

En Alberta, le taux d’imposition sur le revenu des petites entreprises sera réduit, passant de trois à deux pour cent. Une taxe sur le carbone sera également mise en place ainsi que sur l’achat de carburants fossiles. Les contribuables ayant de faibles ou moyens revenus recevront une compensation.

— Les grands changements qui ont déjà été effectués

La plupart des changements fiscaux prévus dans les budgets de 2016 des provinces et d’Ottawa ont déjà été implantés.

«Il y a quelques changements qui sont uniques à 2017, mais le Canadien moyen ne verra pas une grosse différence entre 2016 et 2017», juge le directeur gestionnaire en planification fiscale et successorale pour les Services consultatifs de gestion de patrimoine CIBC, Jamie Golombek.

Davantage de changements pourraient par ailleurs survenir en 2017, croit M. Safar, de PricewaterhouseCoopers.

«Je crois qu’il est intéressant de considérer, étant donné l’élection de Donald Trump aux États-Unis et ses promesses d’abaisser les taxes (dans son pays), ce qui va se produire avec les taux d’imposition canadiens», a-t-il dit.

Note aux lecteurs: Au 9e paragraphe, bien lire que le Québec dira adieu plus tôt que prévu à la taxe santé, qui a été instaurée en 2010, et non pas il y a deux ans

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