Collaboration spéciale Suki Waterhouse dans The Bad Batch

Après Insurgent et Pride and Prejudice and Zombies, l’actrice Suki Waterhouse confirme son penchant pour les univers troublants en tenant la vedette
de l’hallucinant The Bad Batch.

Cumulant les rôles secondaires jusqu’à maintenant, la comédienne britannique de 25 ans a touché le gros lot. Dans la peau d’Arlen, une jeune femme récemment amputée qui arrive à s’adapter à sa nouvelle réalité, elle incarne une héroïne forte qui possède l’étoffe de celles des Alien et Mad Max: Fury Road.

«Comme je n’ai pas beaucoup d’expérience de jeu et que c’est un milieu de lions extrêmement compétitif, je pouvais établir un parallèle avec mon propre parcours, confie l’interprète en entrevue. Tu n’as pas le choix d’être forte et résiliente si tu veux traverser la tempête.»

Ce qui l’attend dépasse toutefois l’entendement. Entre western, romance et film de cannibales (!), The Bad Batch refuse de choisir. Il y a plein de liens à faire avec la situation des migrants, qui ne sont pas toujours accueillis convenablement. Par ailleurs, Jim Carrey y campe un ermite méconnaissable, et Keanu Reeves, le gourou d’une secte bien spéciale.

«C’est complètement fou et unique, n’est-ce pas? lance celle qui est également mannequin. C’est excitant parce que tu te demandes toujours ce que c’est, à quel endroit ça va te transporter. La réalisatrice a une imagination incroyable.»

«Ça change vraiment une vie, avoir quelqu’un que tu respectes qui croit en tes moyens.» – Suki Waterhouse, actrice, à propos de la réalisatrice Ana Lily Amirpour, qui lui a confié son premier rôle important au cinéma

La cinéaste en question est Ana Lily Amirpour, la metteuse en scène surdouée à qui on doit A Girl Walks Home Alone at Night, une œuvre culte féministe avec des vampires qui se déroulait en Iran. Pour son second long métrage, elle a demandé à sa protagoniste de regarder El Topo, Gummo, Once Upon a Time in the West… et même Back to the Future deux fois afin de mieux saisir le climat qui allait régner durant le tournage.»

«Elle est extraordinaire de précision! partage Suki Waterhouse. Lorsqu’on s’est rencontrées, il y avait de l’électricité dans l’air. Elle appelle ça des rapports créatifs. Ça fait en sorte que tu dois être avec cette personne, que tu dois absolument travailler avec elle!»

Art total

Récompensé à la dernière Mostra de Venise, The Bad Batch est un opus singulier, où un perpétuel soin sonore et visuel peut prendre le pas sur des dialogues clairsemés et une histoire volontairement absconse qui comporte parfois une pluie de violence et de psychotropes. Du cinéma viscéral qui ne risque pas de faire l’unanimité.

«Ce n’est pas mes affaires, ce que les gens peuvent en penser, déclare son héroïne, Suki Water­house. J’ai une vision bien plus grande du projet parce que j’en fais partie et que j’en suis fière. Je pense que, justement, le principal intérêt à faire des films est de susciter des réactions, aussi contrastées soient-elles.»

En salle vendredi

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