Denis Beaumont/Métro La chanteuse Maïa The Canadian Press Images/Denis Beaumont

La chanteuse Maïa, qu’on a connue avec le groupe Ladies of the Canyon, lance un premier album en français, dans lequel elle se dévoile. Entretien à l’image de son album, très personnel.

L’auteure-compositrice-interprète, qui a grandi dans une famille bilingue de Montréal, délaisse le temps d’un album ses compatriotes anglophones du groupe country Ladies of the Canyon. Elle lance demain son premier album folk en français, Héritage. Un album où Maïa, qui a vécu à New York et Toronto pendant plusieurs années, revient à ses racines québécoises.

Tu as eu l’idée de faire cet album pendant une tournée avec Ladies of the Canyon à travers le Québec. Comment cela s’est-il passé?
On voyageait partout au Québec et ça m’a vraiment inspirée. Premièrement, le tourisme au Québec, c’est inspirant, il y a tellement de beaux lieux. Ça m’a donné le goût de reconnecter avec le Québec.

Et aussi, pendant qu’on était en tournée, j’écoutais la radio en français. J’entendais des artistes de mon adolescence, comme Daniel Bélanger et Jean Leloup… Et j’adorais ça. Et aussi des nouveaux artistes québécois, dans le genre Karkwa, Malajube, Philippe B., Catherine Major, Cœur de pirate… C’est un groupe d’artistes qui ont vraiment créé un son québécois moderne. En entendant cette musique-là, je ne pouvais pas m’empêcher de vouloir en faire partie un peu.

C’est un album moderne qui s’inspire de la tradition. Les textes sont très personnels, super honnêtes. Ce n’est pas nécessairement mon style, mais j’ai fait un album avec des textes très révélateurs. – Maïa

C’est pour cette raison que tu as décidé de chanter en français?
J’écris beaucoup de chansons. Au moins quelques-unes par semaine. Et puis, quand j’étais immergée dans ce milieu francophone, les chansons sont sorties en français. Parce que la musique que j’écoutais était en français, j’écoutais Radio-Canada toute la journée, et les animateurs me parlaient en français, donc mon cerveau a comme switché au français pendant un bout et j’ai écrit dans cette langue.

Qu’est-ce qui fait que tu as envie d’écrire une chanson en anglais et une autre en français?
C’est difficile à décrire, ce qui se passe dans ta tête quand tu écris une chanson. C’est comme être dans un rêve. Je n’ai pas tout le temps écrit autant de chansons. Ça m’est arrivé quand j’ai compris que le secret est de ne jamais arrêter ou de mettre d’obstacle à un feeling ou à une inspiration. Tu laisses ça couler. Que ce soit en français ou en anglais. C’est comme ça que je le sens sur le moment.

Il y a deux chansons sur l’album qui parlent de la même histoire : une en français, une en anglais. Qu’est-ce qui est différent dans les deux?
La première, qui est en anglais, c’est The Singer. Ça raconte une histoire amoureuse dans les débuts… Et ensuite, Cent ans, qui est d’ailleurs après sur l’album, c’est quand j’ai réalisé que j’étais pas mal toute seule dans cette histoire d’amour. Je n’étais pas prête à lâcher, mais dans le fond, en écrivant ces paroles, je savais qu’il fallait que ça se finisse.

Peut-être que j’ai écrit la chanson la plus triste en français, parce que le gars parle juste anglais et ne peut pas comprendre! (Rires)

Donc, ton album parle beaucoup de ton héritage québécois, mais il parle aussi beaucoup d’amour?
Oui. Je suis quelqu’un qui a de très fortes émotions. D’une certaine façon, je suis bonne pour les cacher et je peux sembler très confiante ou même froide, mais en dedans, je suis très sensible et très passionnée. Je tombe en amour très facilement, trop souvent, et souvent, je ne fais pas de très bons choix… Je fais de très bons choix dans ma vie et je fais de très mauvais choix en amour! (Rires)

Mais au moins, c’est tout le temps des amours passionnées, des histoires qui ont une grande importance dans ma vie… J’aime ça faire de mauvais choix peut-être! (Rires)

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