Désormais, ne dites plus Les Respectables, mais The Respectables. Le groupe de rock originaire de Québec effectue un retour aux sources avec Sweet Mama, un album entièrement composé en anglais et en partie enregistré à Austin, au Texas, dans le studio de Willie Nelson.

Près de douze ans auparavant, Sébastien Plante et sa bande avaient déjà lancé, au début de leur carrière, deux albums en anglais. Mais ces deux premiers opus étaient pratiquement demeurés à Québec et n’avaient pas eu le rayonnement espéré.

Mettant de côté leur rêve de faire carrière en anglais, le groupe s’était alors tourné vers le français avec beaucoup de succès.

«C’est quelque chose qu’on n’a jamais vraiment quitté en fait, affirme Sébastien Plante. On a été positivement pris dans notre carrière francophone, mais on a quand même continué à entretenir nos racines, le côté plus classic-rock du groupe.»

Un retour à la langue de Shakespeare, mais aussi au rock du départ, entre Rolling Stones et Faces, avec de nouvelles influences très intéressantes, comme le folk, le country, et même le jazz.

«On est allés un peu plus loin, vers le rock sudiste, raconte le chanteur du groupe. On a intégré aussi un peu de gospel avec des choeurs de femmes, de l’orgue, et du piano. Que des vieux fantasmes!»

Nouveau membre

Pour réaliser ce vieux rêve, le groupe a néanmoins du faire face à une difficulté majeure : le départ du guitariste Pascal Dufour en plein milieu du processus d’enregistrement. Après 18 ans de bons et loyaux services, il a préféré entamer une carrière solo.

Pour le remplacer, Jean-Sébastien Chouinard, con­nu sous le nom de Johnny Flash, dont l’influence musicale, le style de guitare et l’attitude cadraient aussi bien avec le groupe qu’avec le disque sur lequel les Respectables travaillaient. Du sang neuf qui a fait du bien à la formation.

«Le timing était parfait, affirme Sébastien Plante. Le projet du nouveau disque avait déjà comme but de nous faire rêver, un peu comme aux débuts du groupe, et la venue de Jean-Seb a contribué à ça aussi, aussi bien musicalement que personnellement.»

Pour enregistrer la se­con­de partie du disque avec Jean-Sébastien, le groupe s’est donc envolé pour le Texas, direction le studio de Willie Nelson, légende du country. Une expérience magique pour les membres du groupe dont le jeu et l’attitude ont été profondément influencés par l’endroit.

L’album Sweet Mama, qui sort le 28 avril, est un pur concentré de rock à l’ancienne, comme en témoigne le premier extrait, Sugar, qui a rapidement conquis les radios du Canada anglais et se trouve actuellement parmi les chansons les plus jouées et les plus demandées.

Avec la multinationale Universal derrière eux, Les Respectables peuvent maintenant rêver à une véritable carrière anglophone, bien que, pour l’instant, leur ambition se limite au niveau national, au Canada.

«On va voir comment ça se passe au Canada et, pourquoi pas, voir plus loin ensuite, confie Sébastien Plante. J’ai hâte de voir ce que les gens vont en penser, parce que beaucoup ne nous connaissent pas com­me ça. Dans mon univers à moi, les Respectables, c’est en anglais; la période francophone, même si c’était bien agréable, n’a été qu’un détour.»

Aussi dans Culture :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!