Amine Esseghir/TC Media Chantal Comtois, en rouge au centre, entourée de bénévoles. Même s'il règne une bonne ambiance au Magasin-Partage de Noël du SNAC, il reste qu'il est le reflet d'une pauvreté grandissante dans le quartier.

Le Magasin-Partage de Noël du Service de nutrition et d’action communautaire (SNAC) recevra cette année 405 familles dans le besoin qui pourront faire leurs emplettes pour le temps des Fêtes. Ouvert du 15 au 20 décembre, ses 125 bénévoles auront des journées très chargées.

«On reçoit cinq familles toutes les 15 minutes», indique Chantal Comtois, la directrice du SNAC. La Magasin-Partage qui se tient dans les locaux de son organisme situé au Centre communautaire Ahuntsic, ne désemplit pas et bénéficie de plus d’espace cette année.

Une collaboration avec l’organisme Pause-famille a permis de libérer la partie du local qui servait à disposer les cadeaux pour les enfants. «Il ne faut pas se tromper, il n’y a pas plus de produits que l’année passée, c’est juste que l’espace parait plus grand», souligne-t-elle.

Les personnes inscrites selon la grosseur des ménages bénéficient de bons d’achat de 60, 80, 100 ou 120$ et en payent 10% de la valeur. Ils sont accompagnés devant les étals par des bénévoles et remplissent ainsi leurs paniers.

Cette opération ponctuelle revient à 35 000 ou 40 000$ et le SNAC maintient le nombre autour de 400 foyers à secourir, car il ne peut pas faire plus. «C’est une moyenne à Montréal», signale Daouda Dia, du Regroupement des Magasins- Partage.

Cet organisme coordonne les opérations de distribution spéciales de fin d’année et de la rentrée scolaire et contribue avec des quantités de produits. «Nous avons aussi l’aide de Moisson Montréal et de certaines épiceries. Puis nous achetons ce qui nous manque comme denrées», précise Mme Comtois.

Le SNAC compte aussi sur les dons des particuliers. «Nous avons disposé nos boîtes dans les épiceries, mais c’était maigre, cette année. Un après-midi, sur plus de quatre heures, j’ai vu à peine deux clients mettre des choses dedans.» Elle reconnaît que les collectes dans les écoles ont été plus efficaces.

Elle lance aussi un appel aux dons. «Après Noël, les gens ont toujours besoin de manger», rappelle-t-elle.

Marcia Campillo est animatrice chez Pause-famille. Photo: Amine Esseghir/TC Media

Marcia Campillo est animatrice chez Pause-famille. Photo: Amine Esseghir/TC Media

Des cadeaux pour tous

En plus des produits alimentaires, le SNAC offre des jouets aux enfants. C’est Pause-famille qui a pris en charge ce volet.

«C’est grâce aux dons dans les écoles que nous avons pu avoir des jouets», souligne Mme Comtois.

Chez Pause-famille, c’est Marcia Campillo qui coordonne cette distribution.

Des dizaines de jouets ont pu être collectés, des vieux et des neufs. «Nous avons nettoyé les jouets et nous les avons classés selon le genre et les âges», observe Mme Campillo.

La connaissance du sujet a été aussi une aide substantielle pour le SNAC.

«Ce sont des spécialistes, observe Louise Donaldson, directrice adjointe du SNAC. Ils savent quel jouet convient à quel enfant et les parents sont ainsi guidés dans le choix d’un jouet qui sera plus intéressant pour l’enfant.»

 

Photo: Collaboration spéciale

Photo: Collaboration spéciale

13000$

Marie Montpetit, députée de Crémazie, a octroyé le 16 décembre, près de 13 000$ au nom du gouvernement du Québec au Service de nutrition et d’action communautaire (SNAC).

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