Charlotte Lopez | TC Media Atlantide Desrochers.

Après plusieurs actions posées sur le Plateau Mont-Royal, l’organisme Partage & Solidarité, qui a pour mission de récolter de la nourriture invendue et gaspillée par les commerces et de la redistribuer gratuitement, souhaite maintenant venir en aide aux citoyens d’Hochelaga.

«On commence à faire des actions dans Hochelaga, alors qu’avant, nous concentrions nos actions sur le Plateau uniquement, explique Atlantide Desrochers, créatrice de Partage & Solidarité. Nous sommes réellement heureux de pouvoir étendre nos actions à ce quartier, pour lequel j’ai une tendresse toute particulière.»

Atlantide Desrochers a créé le groupe Facebook «Partage & Solidarité», en octobre 2016. Maintenant, ce sont un peu plus de 2800 personnes qui y sont réunies et affichent ce dont elles ont besoin.

C’est en réalisant à quel point les bennes à ordure des commerces pouvaient être remplies d’aliments encore propres à la consommation que Mme Desrochers a eu l’idée de partager ses trouvailles aux gens dans le besoin.

«Il y a tellement de gens qui n’arrivent pas à manger à leur faim que lorsque j’ai pris conscience de ce gaspillage, je me suis dit que c’était l’occasion de faire ma part et d’aider ma communauté», mentionne-t-elle.

C’est grâce à dix commerces qui lui donnent régulièrement leurs invendus que cette femme engagée réussit à distribuer un bon nombre de denrées alimentaires non périssables mensuellement à des gens dans le besoin.

«Je ne refuse personne, souligne Mme Desrochers. Ce n’est pas parce qu’une personne est au-dessus du seuil de la pauvreté qu’elle arrive à se nourrir adéquatement. Parfois, les revenus ne suffissent pas, mais sont trop élevés pour avoir accès aux banques alimentaires.»

Une première dans Hochelaga

Jusqu’à tout récemment, les activités proposées par Atlantide avaient lieu uniquement dans le Plateau Mont-Royal, le quartier qu’elle habite. Cependant, elle songeait depuis longtemps à visiter Hochelaga.

«Les besoins sont là, explique-t-elle. Je voulais offrir les denrées dans ce quartier, parce que plusieurs personnes sont refusées par les banques alimentaires. Je veux qu’elles puissent enfin avoir accès à quelque chose de gratuit, peu importe leur situation financière, ce qui n’est pas le cas actuellement.»

Le premier marché-partage a eu lieu le 7 avril, à la place publique située devant l’église Sainte-Vierge-de-la-Nativité-d’Hochelaga. D’autres devraient bientôt avoir lieu.

Mme Desrochers a aussi mis en place un projet du nom de Frigo-Plateau, dans l’arrondissement un même nom. Elle récolte les dons de la même façon, grâce aux invendus, et redistribue ensuite les aliments sous forme de paniers, à raison d’une trentaine par mois.

L’instigatrice de Partage & Solidarité espère éventuellement pouvoir créer une ressource du même genre sur le territoire de Hochelaga-Maisonneuve.

«J’ai commencé à établir des contacts avec des commerçants du quartier, pour rendre ce projet possible», confirme-t-elle.

À plus long terme, Atlantide Desrochers aimerait que le concept de magasin-partage soit disponible en tout temps et qu’il prenne la forme des grands marchés que l’on connaît, comme le marché Maisonneuve.

Pétition
Afin que les magasins cessent de jeter leurs invendus et de saccager la nourriture jetée, Atlantide a également lancé une pétition, il y a presque un an, qui compte aujourd’hui près de 1800 signatures.

«Le but ultime est d’obliger les commerçants, à travers un projet de loi, à ne plus contaminer volontairement les invendus jetés aux poubelles, explique-t-elle. On veut simplement qu’ils arrêtent de jeter des déchets par-dessus les denrées, pour que l’on puisse les récupérer intactes.»

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!