Certains ont fui la guerre il y a quelques semaines, d’autres vivent hors de la Syrie depuis des décennies. L’exposition Syrian eyes of the world pose un regard unique sur la vie de ces Syriens établis à Montréal. Leur histoire vue à travers la lentille d’un collectif de photographes est présentée au Centre Elgar jusqu’au 24 février.

«Il n’y a pas une grande communauté à Montréal et tout ce qu’on entend sur la Syrie dans les médias est négatif. Nous, on veut montrer un autre visage et faire tomber les préjugés», avance le photographe initiateur du projet, Youssef Shoufan.

Cinq ans après le début du conflit armé, dix portraits mettent en scène des hommes et des femmes de tous âges dans leur quotidien au Québec, tantôt rigolant, tantôt partageant des moments en famille.

«Chacun vient avec une petite histoire. On a toutefois fait le choix de ne pas indiquer lorsque les gens sont réfugiés pour éviter les idées préconçues», précise M. Shoufan.

Porteuse de lumière

Syrian eyes of the world doit être une occasion de prendre contact avec la culture syrienne croit M. Shoufan.

«À L’Île-des-Sœurs, par exemple, les gens connaissent peut-être moins la Syrie, mais on sentait qu’il y avait déjà une ouverture, notamment parce que la communauté s’est mobilisée pour amasser des vêtements lors de l’arrivée de réfugiés», fait-il valoir.

De façon complémentaire, Youssef Shoufan juge important que les Syriens se sentent bien représentés. «On veut qu’ils se sentent unis même en étant dans différents endroits, mais aussi montrer qu’ils ont leur place dans leur société d’accueil», soutient le photographe.

L’exposition se veut porteuse de lumière et d’espoir, sans discrimination. «Elle engendrera peut-être ainsi plus d’ouverture et de compassion», estime M. Shoufan.

Il s’est entouré de 10 autres collègues dont deux sont, comme lui, établis à Montréal. Les autres sont à Beyrouth, en Europe, en Arménie ou même directement sur le territoire Syrien. Les œuvres varient selon le pays où l’exposition est présentée, privilégiant les portraits de Syriens locaux.

Le projet indépendant est chapeauté par la Maison de la Syrie en partenariat avec les bibliothèques de Montréal.

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