TC Media - Archives La mairesse d'Outremont, Marie Cinq-Mars, craint que la centralisation des services déshumanise les relations entre l'administration municipale et les citoyens.

La mairesse d’Outremont, Marie Cinq-Mars, n’entend pas brandir la menace de la défusion pour contrer la centralisation de certains services à la Ville de Montréal.

La décision de tout rapatrier la gestion du matériel roulant à la ville-centre, la semaine dernière, a suscité la colère de plusieurs maires d’arrondissements, dont certains ont exprimé leur volonté de sortir de la Ville de Montréal.

Aux yeux de la mairesse Cinq-Mars, la solution n’est pas la défusion. «C’est que moi, je n’y crois plus», a-t-elle lancé en entrevue à TC Média.

La politicienne d’Outremont fait valoir que le gouvernement du Québec favorise à l’heure actuelle la centralisation en donnant plus de pouvoirs au conseil municipal.

«Pensez-vous qu’ils vont faire une loi spéciale pour défusionner? Je ne crois pas», soutient-elle.

Loin du citoyen

La centralisation reste toutefois préoccupante pour Mme Cinq-Mars.

Plusieurs services ont passé entre les mains de l’administration Coderre dans les dernières années comme le déneigement, les rues artérielles, les feux de circulation et les agents de stationnement.

«On centralise tout là. […] À long terme, j’ai bien peur qu’on se retrouve avec une ville-centre très, très forte, mais un peu déshumanisée», estime la mairesse d’arrondissement.

Selon elle, le rapatriement de services à la Ville de Montréal éloigne les citoyens du pouvoir décisionnel.

L’administration Coderre soutient pour sa part que la centralisation permet à Montréal de faire des économies avec l’achat d’équipements, en plus de partager les meilleures pratiques de chacun.

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