Archives TC Media D'ici 2020-2021, il faudra 63 classes de plus sur le territoire de la CSPÎ pour répondre à la demande.

Après avoir annoncé que la vague d’agrandissements d’écoles était terminée, la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île (CSPÎ) doit accueillir des centaines d’élèves de plus que ce qu’elle avait prévu.

Selon les prévisions de l’effectif de la CSPÎ du ministère de l’Éducation, publiées en 2015, les établissements secondaires de la CSPÎ devaient accueillir 10 109 élèves pour la rentrée 2016-2017. Toutefois, elle en compte actuellement 10 334, soit 225 de plus.

«Jusqu’au printemps dernier, nous croyions avoir atteint un plateau, notamment à Saint-Léonard, pour les agrandissements d’école. Toutefois, nos analystes nous ont informés que les projections de clientèle étaient inexactes», souligne Miville Boudreault, président de la CSPÎ.

«Ce sont des prévisions. Nous ne pouvons prédire le futur, mais nous faisons de notre mieux pour prévoir comment vont évoluer les clientèles dans les écoles», précise Bryan St-Louis, responsable des relations de presse au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MÉES).

Alors que les chiffres pour le primaire dont TC Media a obtenu copie sont incomplets, la CSPÎ affirme que la situation est similaire pour les établissements pré-secondaires.

L’immigration
Plusieurs facteurs expliqueraient ces écarts. En plus des développements urbains plus rapides que prévu, l’immigration serait également une des raisons, soutiennent le MÉES et la CSPÎ.

«Les immigrants ont souvent des familles nombreuses, ce qui pourrait expliquer la différence entre les prévisions et la réalité», estime M. Boudreault.

C’est d’ailleurs dans les deux territoires où l’on retrouve une forte population immigrante, soit Saint-Léonard et Montréal-Nord, que l’on constate les deux plus fortes augmentations de la clientèle scolaire.

À Saint-Léonard, même si toutes les écoles ont été agrandies au cours des cinq dernières années, il manque encore sept classes d’élèves pour la rentrée 2016-2017. À Montréal-Nord, il en manque 18.

«Ces deux endroits commandent des actions rapidement. La situation est moins complexe à Montréal-Nord, car nous avons encore la possibilité d’agrandir nos écoles dans ce secteur. À Saint-Léonard, nous ne pouvons plus agrandir nos écoles primaires et secondaires», souligne M. Boudreault.

La Commission scolaire de Montréal, pour tenter de régler une situation similaire, a déjà utilisé des bibliothèques comme salles de cours, déplacer des élèves dans une autre école ou encore ajouter des annexes mobiles dans les cours de récréation.

Actuellement, la CSPÎ n’a pas encore ciblé de mesures pour pallier le problème de surpopulation.

«Nous ne voulons pas de roulotte dans nos cours. Nous allons choisir les solutions les plus efficaces et rentables tout en répondant aux besoins de nos élèves», lance le président.

Des décisions devraient être prises au printemps 2017.

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