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SPVM – De nouvelles révélations en novembre, promet Fady Dagher

Fady Dagher, directeur du Service de police de la Ville de Montréal.
Fady Dagher, directeur du Service de police de la Ville de Montréal. Photo: Archives Métro

Fady Dagher, directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), promet de dévoiler de nouveaux détails concernant les policiers accusés de gestes inadmissibles dans un rapport qui sera diffusé en novembre. Et il promet d’être impitoyable.

M. Dagher rencontrait les médias vendredi, à la suite des plus récentes révélations concernant les postes de quartier 39 (Montréal-Nord) et 21 (centre-ville). Il a promis de diffuser un rapport plus complet sur les enquêtes en cours sur les actes racistes, discriminatoires et humiliants posés par certains de ses policiers.

Ce n’est pas beau, mais pas du tout, ce que vous allez voir et entendre.

Fadhy Dagher, directeur du SPVM

Les plus récentes révélations concernent un policier qui aurait effacé délibérément de la preuve présentée par une victime de violence conjugale. Le SPVM souligne que le policier impliqué fait partie de l’équipe de 16 policiers qui avait été démantelée en juin. Il était des trois qui étaient assignés à des tâches administratives pour les retirer du contact avec le public.

M. Dagher compte sévir contre ces policiers. Un dossier a d’ailleurs déjà été soumis au Directeur des poursuites criminelles et pénales pour le dépôt éventuel d’accusations criminelles contre un des policiers.

«J’ai toujours dit que j’allais défendre mes policiers lorsque, dans le cadre de leur travail, ils allaient commettre d’inévitables erreurs. Et je vais continuer de le faire. Mais je serai sans pitié contre ceux qui salissent l’uniforme.»

Briser l’omertà

Dans une longue allocution, Fady Dagher a parlé du parcours ayant mené à la vague d’allégations actuelle. Il dit avoir travaillé pour briser l’omertà qui régnait jusqu’ici au sein du SPVM, permettant aux quelques «pommes pourries» d’agir impunément.

Il a notamment triplé les effectifs de la Division des normes professionnelles, qui mène les enquêtes internes. Il a aussi redéfini les priorités de la division pour concentrer les ressources sur les gestes les plus graves.

M. Dagher souligne d’ailleurs que l’ensemble des allégations récentes découlent de dénonciations faites par d’autres policiers.

«Quelque chose est en train de changer au SPVM. Nous sommes en train de libérer la parole. Pour y arriver, il fallait créer un écosystème où cette parole libérée était possible. Faire en sorte que les policiers osent braver la loi du silence, l’omertà.»

Fady Dagher

M. Dagher qualifie ses actions de «Phase 1» du processus en cours. La «Phase 2» a été assurée par les policiers et policières qui ont dénoncé leurs collègues. La «Phase 3» sera de faire «toute la lumière» sur le système qui a permis à des gestes répréhensibles d’être commis impunément.

Le chef de police a aussi fait appel à la mémoire de mémoire de Mohamed Lamine Benredouane, ce policier abattu pendant une opération dans Côte-des-Neiges cet été.

«Mohammed, si tu nous regardes là-haut, j’espère que tu es fier de ton SPVM et de ton directeur. Et je vais te faire une promesse. Nous allons aller jusqu’au bout pour libérer la parole et poursuivre les policiers qui ont commis des actes criminels. Des actes qui salissent notre uniforme, ton uniforme.»

Appui de la mairesse

En entrevue avec Métro, la mairesse de Montréal a accordé sa confiance au chef de police

«Il y a deux cultures qui s’affrontent en ce moment au SPVM. Une nouvelle culture, et une ancienne culture de l’omertà. Et c’est ce choc qu,on voit en ce moment», dit-elle.

Ce qui est important, c’est qu’on a une haute direction au SPVM qui a tout l’intention de faire changer cette culture. Parce qu’au bout du compte, c’est la confiance des citoyens qui est en cause et on ne peut pas avoir une population qui ne fait pas confiance à son service de police.

Soraya Martinez Ferrada, mairesse de Montréal

Mme Martinez Ferrada fait un rapprochement entre la situation au SPVM et les vagues de dénonciations du mouvement #MeToo.

«Un moment donné, il y a une vague de dénonciations qui a lieu et ça donne confiance que, quand on dénonce, on peut avoir confiance.»

Mme Martinez Ferrada souhaite que le processus actuel mène à une amélioration de la confiance de la population à l’égard du service de police.

Visionnez la conférence de presse du chef de police Fady Dagher:

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