Un policier du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) est interdit de contact avec le public après avoir présumément effacé la preuve d’une victime de violence conjugale qui souhaitait porter plainte contre son conjoint. Un autre policier a aussi été suspendu pour des actes discriminatoires.
Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a annoncé le jeudi de nouveaux développements dans l’enquête criminelle portant sur des allégations d’actes discriminatoires et racistes commis par des membres du personnel policier du poste de quartier (PDQ) 39. Deux dossiers d’enquête connexes aux allégations principales ont été rendus publics, impliquant des policiers de deux postes distincts.
Le SPVM confirme notamment des informations d’abord révélées par Radio-Canada comme quoi un policier est visé par une enquête pour prévarication et entrave à la justice dans une situation de violence conjugale. L’affaire remonte à 2025.
Selon le reportage du diffuseur public, deux policiers se seraient rendus au domicile d’une femme de Montréal-Nord. Celle-ci leur a montré son cellulaire pour leur présenter des preuves vidéo de la violence et des menaces qu’elle aurait subies. Un des policiers, reconnaissant l’agresseur, aurait effacé les preuves sous les yeux de sa partenaire.
C’est la partenaire du policier qui aurait porté plainte contre lui.
Selon le SPVM, la personne visée a été réaffectée à des tâches administratives, sans contact avec les citoyennes et citoyens.
Un autre policier suspendu
Dans un second dossier connexe, le SPVM confirme la suspension d’un membre du personnel policier du PDQ 21. Ce dernier est visé pour de possibles actes discriminatoires et racistes, en lien avec les allégations principales au PDQ 39. Le SPVM indique être en communication avec le DPCP afin de déterminer les prochaines étapes. Ce membre est suspendu depuis quelques semaines.
Le signalement dans ce dossier a été obtenu dans le cadre des démarches d’enquête menées directement au PDQ 21.
L’enquête au poste de quartier 39, à Montréal-Nord, découle de dénonciations internes concernant un groupe de policiers ayant posé des gestes racistes et discriminatoires. Le poste de quartier 21, au centre-ville, fait quant à lui l’objet d’une enquête distincte concernant des gestes dégradants commis par des policiers. Un agent aurait notamment uriné sur une personne en situation d’itinérance.
Le SPVM précise que d’autres enquêtes sont toujours en cours. L’organisation indique ne pas pouvoir fournir davantage d’informations pour le moment.
La Division des normes professionnelles du SPVM est responsable de la conduite de ces enquêtes.
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