L’avenir est assuré à long terme pour les deux centres d’éducation populaire situés dans le Sud-Ouest. Le gouvernement du Québec financera leur maintien dans les bâtiments de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) qui seront rénovés.

La CSDM, qui n’avait plus les moyens d’héberger les six centres situés sur son territoire, a mis fin en 2015 à son aide financière. Pour prendre le relais, les organismes ont frappé à la porte du ministère de l’Éducation en lui demandant de trouver une solution durable. La bonne nouvelle est tombée le 2 décembre.

Le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, a alors confirmé une bonification de 750 000$, qui s’ajoute aux 600 000$ annoncés au printemps dernier, pour un total de 1,35 M$ sur trois ans dans le but de garantir jusqu’à la fin de l’année 2018-2019 les frais de fonctionnement, tels que le loyer, le chauffage et l’entretien, des six centres de la métropole

Deux des centres, le Carrefour d’éducation populaire et le Comité d’éducation aux adultes de la Petite-Bourgogne et de Saint-Henri, sont situés dans le Sud-Ouest.

«Les baux seront renouvelés avec la CSDM aux conditions actuelles. Ça va assurer la pérennité des centres pendant 15 ans», s’est réjouie la députée de Saint-Henri–Sainte-Anne, Dominique Anglade, à la suite de cette annonce.

Québec s’engage aussi à financer les rénovations dont les bâtiments vieillissant ont besoin. «Une somme de 12 M$ sera investie pour remettre les six bâtiments à niveau», précise Dominique Anglade.

Soulagement
Les centres respirent mieux. «C’est une belle solution qui est proposée. Il reste des fils à attacher, mais ça semble solide», souffle Marie-Andrée Painchaud, coordonnatrice adjointe au Carrefour d’éducation populaire de Pointe-Saint-Charles.

Les centres, la CSDM et le gouvernement vont travailler au cours des prochains mois à préciser les détails des baux.

La présidente de la CSDM, Catherine Harel Bourdon, salue l’entente. «Les centres ont une mission complémentaire à ce qu’on fait. Il y a une compréhension de la part du gouvernement dans leur nécessité», mentionne-t-elle.

Elle rappelle que les centres offrent des services à «des gens qui passent entre les mailles du système et qui ont besoin d’aide. Socialement c’est un investissement qui est fait. Ce n’est pas une dépense.»

De l’argent pour la mission
Québec ajoutera aussi 9 M$ par année dès 2016-2017 aux 18,3 M$ consacrés au Programme d’action communautaire sur le terrain de l’éducation, qui soutient le travail des centres.

Marie-Andrée Painchaud est naturellement enchantée de cette bonification du financement à la mission. «C’est une belle surprise. C’est un gain majeur auquel on ne s’attendait pas», lance-t-elle.

Les centres ignorent pour le moment ce que cette augmentation représentera dans leur budget.

«On reçoit présentement une somme de 210 000$, souligne Mme Painchaud. Cette enveloppe n’a pas été indexée au cours des 12 ou 13 dernières années. Ça fait drôlement du bien. C’est une reconnaissance par le gouvernement du Québec de l’éducation populaire.»

Le Carrefour d’éducation populaire accueille chaque année environ 650 personnes. Elles sont 1500 à fréquenter le CÉDA. Les centres, qui offrent plusieurs activités dont des ateliers d’alphabétisation, donnent accès à l’éducation à des adultes parmi les plus pauvres et exclus de la société.

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