Gracieuseté Une quinzaine de tuques, dans des sacs de plastique, ont été accrochées sur les branches d'un des arbres du parc Le Ber, à Pointe-Saint-Charles.

Si l’argent ne pousse pas dans les arbres, les vêtements d’hiver, eux, oui.

Lundi matin, des citoyens de Pointe-Saint-Charles ont eu la surprise de découvrir une quinzaine de tuques, déposées dans des sacs de plastique, suspendues sur les branches d’un arbre, dans le parc Le Ber, à proximité de l’école Jeanne-LeBer, dans le Sud-Ouest.

C’est Tania Dicesare, une citoyenne de l’arrondissement, qui est derrière cette initiative pour le moins unique. Afin d’apporter un peu de chaleur aux plus démunis, la mère de famille a décidé d’offrir certains vêtements qui ne servaient plus.

arbre-vetements-3Elle a par la suite accroché, comme des décorations de Noël, les vêtements sur les branches d’un des arbres du parc Le Ber.

«En fouillant, j’ai trouvé plusieurs chapeaux qui ne faisaient plus. Habituellement, je les apporte au sous-sol de l’église», explique la femme de 38 ans.

C’est en s’inspirant d’une vidéo dans laquelle des foulards avaient été attachés à des arbres que l’idée lui est venue.

«Je l’ai proposé aux enfants et ils ont embarqué. On a décoré les sacs et ajouté des rubans. Ensuite, on les a accrochés dans l’arbre, qui se trouvait près de chez nous, à l’aide d’une échelle», raconte la mère monoparentale.

Une fois les vêtements accrochés, une pancarte a été apposée sur l’arbre afin d’inviter les gens à se servir.

En deux jours seulement, toutes les tuques ont trouvé preneur.

Organismes
Appelé à commenter l’initiative, l’Accueil Bonneau a salué le geste de Tania Dicesare.

La directrice des communications et projets spéciaux de l’organisme, Geneviève Kieffer Després, invite les personnes qui souhaitent poser un tel geste à les contacter.

«Ce sont de belles actions. Toutefois, en se coordonnant avec les organismes concernés, ça permet de créer un lien de confiance et d’entamer des démarches à long terme pour améliorer la qualité de vie des personnes dans le besoin», soutient-elle.

Partage
L’idée était si unique qu’elle a rapidement été partagée sur les réseaux sociaux comme Facebook.

La page «Spotted Montréal» a relayé le 12 décembre une photo de «l’arbre de la chaleur». Au moment d’écrire ces lignes, la publication avait récolté plus de 800 «j’aime» et avait été partagée à 151 reprises.

Tania Dicesare était loin de se douter que son initiative enflammerait les réseaux sociaux. «L’idée est venue de façon spontanée. Je ne pensais pas que ça prendrait une telle ampleur, mais je suis contente de voir que d’autres personnes veulent s’en inspirer», se réjouit-elle.

La jeune femme invite les citoyens à poursuivre cette nouvelle tradition. «Le partage, c’est important. Ça peut faire une différence dans la vie d’une personne.»

C’est d’ailleurs le message qu’elle souhaite livrer à la population, et particulièrement à ses enfants, à l’approche du temps des Fêtes.

Les personnes qui le désirent peuvent venir accrocher des vêtements dans «l’arbre de la chaleur».

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!