(Photo: Gracieuseté - ÉTS) Éclipse X a atteint la troisième place, derrière la Western Sydney University et l'University of Michigan.

Une équipe d’étudiants de l’École de technologie supérieure (ÉTS) s’est frayée une place sur le podium de l’American Solar Challenge 2018, une première depuis 1995. Leur voiture solaire Éclipse X a obtenu la troisième place au classement général après avoir parcouru une distance de 3000 km entre Omaha au Nebraska et Bend, en Oregon.

L’équipe, composée d’une quinzaine d’étudiants en génie mécanique et électrique, savait exactement quelle stratégie adopter pour améliorer la performance de son dernier prototype, Éclipse 9. Au terme de deux années de travail, ils ont repensé l’aérodynamisme, opté pour une coque et un châssis uniquement en fibre de carbone, une matière plus légère que le titane, allégé la suspension et augmenté la fiabilité du système électrique.

Leurs améliorations ont porté ses fruits puisque leur voiture, plus légère, plus rapide et plus robuste que la précédente, est parvenue à devancer celle de Polytechnique Montréal et de la Massachusetts Institute of Technology pour mettre la main sur la médaille de bronze.

Comme un toaster
Ce résultat n’a toutefois pas été atteint sans peine. Sous le soleil de juillet, en plein cœur du Nebraska, leur batterie a surchauffé pendant la course à circuit fermé, ce qui a assombri leurs espoirs de remporter la compétition. Avant que l’équipe trouve la solution au problème, la voiture était confinée à rouler 50% du temps pendant trois jours consécutifs.

«Des pièces du bloc de piles s’étaient desserrées pendant le transport. Donc, l’énergie générée par la résistance des contacts faisait tant de chaleur que notre batterie se transformait littéralement en toaster», raconte le capitaine de l’équipe, Anthony Riendeau.

Malgré ce pépin, ils ont réussi à se qualifier pour l’épreuve finale, où ils ont dû parcourir 3000 km en neuf jours. «Nous roulions en moyenne 85 km/h. C’est tellement une longue distance que l’important est de garder une vitesse de croisière juste assez rapide pour économiser notre énergie et ne pas avoir à s’arrêter pour recharger nos piles», souligne l’étudiant de 25 ans.

Historique
C’est en 1992 que la première voiture Éclipse a été créée par des étudiants de l’ÉTS qui rêvaient de faire rouler un bolide grâce à l’énergie solaire. À l’époque, le concept de développement durable venait tout juste d’être lancé officiellement au Sommet de la Terre, à Rio de Janeiro.

Le petit groupe a finalement participé à sa première course en 1995, la Sunrayce, l’ancêtre de l’actuel American Solar Challenge. Ce n’est que 26 ans plus tard qu’ils remporteront leur premier podium. À ce jour, seulement trois autres universités canadiennes ont réussi cet exploit, la Queen’s University, l’University of Waterloo et l’University of Toronto.

Maintenant qu’elle est parvenue à atteindre son objectif, l’équipe compte poursuivre sa lancée en atteignant le top 10 mondial au World Solar Challenge (WSC) qui se déroulera l’an prochain en Australie. Au cours de cette prestigieuse compétition, ils se mesureront à des équipes élites, dont celles des Pays-Bas, les meilleures selon Anthony Riendeau.

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