Gracieuseté Véronique Martineau et Manon Massé ont refusé l'offre de Jean-François Lisée.

Québec solidaire rejette l’idée du nouveau chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, de présenter un candidat indépendant commun dans Verdun. D’après le président Andrés Fontecilla, il s’agirait d’une simple tactique politique.

«Nous sommes convaincus que l’attitude progressiste souhaitée par M. Lisée peut être portée par notre candidate», soutient-il, estimant qu’une candidature conjointe, spontanée et improvisée quelques jours avant le déclenchement des élections partielles, réduirait la chance de vaincre les libéraux, qui sont au pouvoir dans cette circonscription depuis 1965.

Il invite donc le PQ à se ranger derrière Véronique Martineau, qui fait déjà campagne dans Verdun depuis quelques semaines.

De son côté, la députée de Sainte-Marie – Saint-Jacques, Manon Massé, met en doute le bien-fondé de la proposition de M. Lisée.

«S’il avait été sérieux, il aurait pris la peine de décrocher le téléphone pour en discuter avec nous. C’est plutôt une pelure de banane qu’il nous lance. Quand on veut discuter avec des gens, on n’utilise pas des moyens de pression et des mesures de force,» lance-t-elle.

Le PQ réplique 
Le premier ministre Philippe Couillard, en visite à Verdun pour appuyer sa candidate Isabelle Melançon, a pour sa part qualifié d’«opération caméléon» la proposition de M. Lisée.

Mais celui-ci persiste et signe. «Le meilleur moyen de vaincre les libéraux est que les partis s’effacent devant une personne qui nous représenterait tous, soutient-il. Il faut envoyer un message clair aux libéraux, qu’ils voient qu’il y a un prix à payer pour des politiques aussi néfastes. C’est ça l’enjeu de Verdun! »

Quant à l’idée d’appuyer Véronique Martineau en ne présentant pas de candidat, le chef du Parti québécois considère qu’il s’agit d’une réponse politique.

En point de presse, lundi, il a déclaré que «le candidat le mieux placé pour battre les libéraux, c’est celui du PQ. On aurait pu leur dire de l’appuyer, eux, mais ça aurait été une réponse partisane, une façon de dire non.»

Il donne encore quelques jours à Québec solidaire pour reconsidérer son offre et propose de tenir des instances communes la fin de semaine prochaine, ou toute autre formule qui leur satisferait.

Advenant un refus, M. Lisée a présenté le candidat qu’il mettrait de l’avant. Richard Langlais, commerçant verdunois et membre du conseil d’administration du Réseau Affaires Verdun, s’est déjà présenté deux fois aux élections provinciales, mais est prêt à se retirer pour permettre une alliance des forces progressistes.

Le PQ a mis en ligne une pétition, afin de convaincre les représentants de QS du soutien populaire à l’idée d’une candidature commune.

À quand les élections?
Le déclenchement des élections partielles est une prérogative du premier ministre. Celui-ci a six mois pour les déclencher, mais devra tenir les élections pour les quatre circonscriptions en même temps (Marie-Victorin, Saint-Jérôme, Arthabaska et Verdun).

L’annonce est traditionnellement faite un mercredi, après le conseil des ministres. Avec une campagne de 33 jours, ça nous mène à une élection le lundi. Il ne reste donc que le 19 et le 26 octobre avant la date butoir du 2 novembre, qui sera la limite pour le déclenchement dans Saint-Jérôme.

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