Andréanne Moreau/TC Media Cateryne Rhéaume travaille depuis quatre ans comme acheteuse de fripes et a développé un œil d'experte.

Des robes qui rappellent Dominique Michel dans Moi et l’autre, des chemises fleuries dignes de Nana Mouskouri, des chandails de laine qui auraient pu appartenir à Bing Crosby, le look vintage est à l’honneur à la friperie La Fouine, qui a élu domicile dans la boutique Brock’Art, sur la rue Wellington.

La «fouine», c’est Cateryne Rhéaume, une jeune entrepreneure de 25 ans passionnée de mode rétro, qui caressait depuis un moment l’idée d’avoir son propre commerce. «C’était un projet lointain, pour moi. Je me voyais faire ça dans une dizaine d’années», note-t-elle. Mais sa rencontre avec la propriétaire de Brock’Art, Josiane Beaulieu, est venue accélérer le processus.

Cette dernière venait tout juste d’acheter sa brocante sur la rue Wellington quand les deux femmes se sont rencontrées. Elle avait déjà introduit des œuvres d’artisans québécois, dont plusieurs joailliers, et avait pour projet de faire une place aux vêtements. L’étincelle a jailli et leur collaboration a débuté.

En entrant dans leur boutique, on a l’impression de se retrouver dans une mise en abîme du quartier. Comme Verdun, elle rassemble des époques lointaines dans un même lieu. Les créateurs québécois les plus «in» du moment y côtoient un vieux poêle à bois et de la vaisselle des années 1950 et, sans qu’on sache trop pourquoi, l’ensemble est harmonieux.

Trouvailles
Chaque vêtement sélectionné par Mme Rhéaume doit répondre à certains critères. Il doit être de grande qualité et s’insérer dans un style, afin que l’ensemble soit cohérent. «Pour les femmes, je cherche des morceaux colorés et féminins, souvent avec des motifs ou des coupes uniques. Pour les hommes, j’y vais avec un look plus à la Mad Men», observe-t-elle.

Travaillant depuis quatre ans comme acheteuse pour la friperie Rétromania, sur le Plateau Mont-Royal, elle a en quelque sorte développé un «détecteur de qualité dans les mains» et peut maintenant d’un seul toucher identifier un tissu ou une époque.

«Dans les années 1950-1960, les habits étaient faits pour durer, et souvent, à la main. De nos jours, il n’y a que les produits de luxe qui ont ce niveau de qualité», fait valoir Cateryne Rhéaume.

La jeune finissante en communications et gestion de projets garde quand même aussi des vêtements plus contemporains en boutique, mais uniquement quand ils correspondent à ses standards.

Cateryne Rhéaume a de nombreux projets en tête pour son entreprise. Le premier à se concrétiser pourrait bien être l’arrivée de vêtements pour enfants, afin de combler les besoins des nombreuses familles de l’arrondissement.

Le lancement de la friperie la Fouine a eu lieu le 12 octobre.

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