Mario Beauregard/Métro L’ancien président américain Barack Obama

L’ancien président américain Barack Obama était de passage hier dans la métropole pour prononcer un discours empreint d’espoir devant un parterre de plus de 6 000 personnes au Palais des congrès de Montréal.

Alors qu’il mettait les pieds pour la première fois à Mont­réal, le 44e président des États-Unis a été accueilli chaleureusement par la foule, qu’il a d’ailleurs remerciée en français. «Merci», a-t-il lancé avant de souhaiter un «bon anniversaire» à Montréal, pour souligner le 375e de la ville.

Dans le cadre des conférences Les leaders internationaux, organisées par la Chambre de commerce du Mont­réal métropolitaine, M. Obama a livré hier
sa première allocution au Canada depuis qu’il a quitté la Maison-Blanche, en janvier dernier. Il a, à plusieurs reprises, souligné l’alliance entre les États-Unis et le Canada. Insistant notamment sur sa relation avec le pays, dont sa rencontre avec le premier ministre canadien Justin Trudeau. Il a également glissé que son beau-frère est originaire de Burlington, en Ontario.

Pendant 30 minutes, Barack Obama a offert son point de vue sur l’état du monde, qui selon lui est à un tournant et fait face à des défis tels que les changements climatiques, le terrorisme, l’économie, les migrations de masse. «Le monde est plus prospère et plus sûr qu’auparavant, a-t-il toutefois souligné. Si vous deviez choisir une période où naître, vous choisiriez aujourd’hui. C’est une époque extraordinaire, mais que nous tenons pour acquise.»

Le président Obama a également évoqué les récents attentats au Royaume-Uni, présentant ses condoléances aux Britanniques, avant de se dire «convaincu que [le groupe armé État islamique] sera tôt ou tard détruit». Face aux différentes menaces mondiales, il est selon lui «normal» que les pays se replient sur eux-mêmes. «Mais la peur doit être remplacée par l’espoir», a-t-il lancé. M. Obama a également rappelé l’esprit de tolérance et d’ouverture de son pays à l’égard de l’immigration. «Nous sommes une nation d’immigrants», a-t-il insisté.

«Je pense que, de mon vivant, on verra une femme présidente des États-Unis. […] Mais ni Michelle ni les filles [Malia et Sasha] ne brigueront la présidence.» –Barack Obama, ancien président des États-Unis

Alors que le retrait des États-Unis de l’accord de Paris sur les changements climatiques a fait couler beaucoup d’encre depuis la semaine dernière, l’ancien président a subtilement évité de mentionner le nom de son successeur, Donald Trump, lorsqu’il a fait part de sa déception de voir son pays quitter l’accord.

Toutefois, à l’image de son discours empreint d’optimisme, il a parlé de la détermination qu’a suscitée chez plusieurs cette décision. «Je suis rassuré de voir des États, des villes, des entreprises, des universités, qui ont tous dit qu’ils poursuivraient leurs efforts écologiques au nom des générations à venir», a-t-il lancé.
Quant aux inégalités économique et sociale, pour lui, il est tout aussi important de réduire les écarts dans les pays développés que dans les nations plus pauvres. «On ne peut pas renverser le progrès, mais on peut faire en sorte qu’il s’adapte à tout le monde», a déclaré M. Obama.

Après son discours, qui a été vivement applaudi, l’ancien président s’est prêté à une séance de questions-réponses qui a duré une trentaine de minutes et qui a été animée par Sophie Brochu, présidente et chef de la direction de Gaz Métro. Il y a notamment parlé de la Chine et de l’élection d’Emmanuel Macron en France.

Organisation

  • Le montant qu’a reçu Barack Obama pour cette conférence n’a pas été divulgué, pas plus que la facture pour assurer la sécurité.
  • Le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Michel Leblanc, a dit que la décision d’inviter M. Obama a été prise il y a neuf mois.
  • Plusieurs personnalités et ministres étaient présents, dont le premier ministre du Québec Philippe Couillard, la ministre fédérale Mélanie Joly, la Secrétaire générale de la Francophonie Michaëlle Jean, l’ancien premier ministre du Québec Jean Charest et l’ex-première ministre du Québec Pauline Marois, ou encore le maire de Montréal, Denis Coderre.
  • Le premier ministre du Canada Justin Trudeau était pour sa part absent.
  • Toutefois, M. Obama et M. Trudeau ont soupé ensemble au Liverpool House, un restaurant de la Petite-Bourgogne, à Montréal.

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