Il y a quelques jours, en faisant ma revue de presse hebdomadaire, je suis tombé sur un article d’un site d’information palestinien. Son titre a attiré mon intention: le plus jeune médecin au monde est une Palestinienne âgée de 20 ans. Elle s’appelle Iqbal Mahmoud Al Asaad.

Depuis cette région du monde, on est bombardé, au sens propre comme au figuré, de nouvelles tristes. De là-bas, on s’attend à tout sauf à des nouvelles rafraîchissantes. Pourtant, dans ce décor apocalyptique, il y a des gens qui aiment, font l’amour, vont à l’école et vivent toutes sortes d’aventures.

L’histoire de Iqbal Mahmoud Al Asaad m’a intrigué. J’ai approfondi ma recherche pour tomber sur une tonne de pages d’information et de vidéos sur YouTube qui lui sont dédiées.

La prodige palestinienne est née le 2 février 1993 d’un père palestinien et d’une mère libanaise dans un camp de réfugiés palestiniens au Liban. C’est dans un décor de misère et de pauvreté que cette pépite a vu le jour. Très tôt, elle a démontré un éveil magique. Elle déchiffrait les lettres et les chiffres à un âge précoce. Sa famille l’a aussitôt couvée et aidée à polir son don divin.

Elle a terminé la maternelle en 1 an, le primaire en 3 ans, le secondaire en 2 ans et son DEC en 2 ans. Du primaire à l’université, il lui a fallu 7 ans d’études. En gros, son cursus scolaire a duré 13 ans!

Et ce n’est pas pour rien que la petite palestinienne a décroché deux records Guinness. À peine âgée de 14 ans, elle a été la plus jeune étudiante inscrite en médecine au monde. À 20 ans, elle est devenue la plus jeune médecin au monde.

Sans l’aide des mécènes, la jeune palestinienne, qui avait des conditions de vie atroces, n’aurait peut-être jamais eu la chance de percer. C’est grâce à Cheikha Mozah, épouse de Hamad bin Khalifa al-Thani, l’émir du Qatar, que la jeune palestinienne a eu droit à une bourse de mérite. Elle a pu pousser ses études supérieures dans la Weill Cornell Medical College, de Doha, au Qatar, un campus qui fait partie de la prestigieuse université américaine Cornell.

Avec son titre de médecin en poche, Iqbal a été reçue pour travailler et terminer sa spécialité en pédiatrie à la Cleveland clinic, en Ohio. Elle rêve de retourner un jour dans les camps de réfugiés de ses compatriotes pour sauver la vie d’enfants palestiniens dans le besoin.

Pour rédiger ce billet, je me suis notamment référé aux deux articles suivants:

Une entrevue accordée par Iqbal à Al Jazira
Un article du site web d’information palestinien Dounya Al Watan

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